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Alerion et Vegafruits cherchent à robotiser la récolte des mirabelles de Lorraine

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Alerion met au point un robot capable de récolter les mirabelles avec précaution. Crédits : © Pixabay/utroja0

Un bras robotisé intelligent capable de cueillir les mirabelles, c’est le prototype Syracus en cours de développement en Lorraine. Le but est de récolter plus vite et en douceur des fruits de bouche.

Le changement climatique oblige à récolter les mirabelles sur durée plus courte que par le passé, tout en faisant face aux difficultés croissantes à trouver des ramasseurs lors de la première quinzaine d’août, période de la cueillette.

De ce constat est née l’idée d’automatiser une partie de la collecte en créant un prototype de robot de cueillette nommé Syracus. « Le prototype Syracus a été mis au point en prenant en compte la forme particulière des arbres, taillés en gobelets, et l’exigence de cueillir chaque mirabelle avec un grand soin car elles sont destinées à être consommées comme fruits de bouche », explique Anne-Sophie Didelot, présidente et cofondatrice d’Alerion, la start-up nancéenne spécialisée en robotique développant ce prototype. Il existe des systèmes mécanisés de cueillette, mais uniquement pour les fruits destinés à la transformation.

Lire aussi : Pomme : les robots de récolte en approche

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« La forme des arbres oblige à se doter d’un bras assez agile pour attraper les fruits à l’intérieur du gobelet, en périphérie et au sommet des arbres », explique Anne-Sophie Didelot, soulignant qu’il existe déjà des solutions robotisées pour les arbres palissés, mais pas pour ceux en forme de gobelet. 

Des doigts pneumatiques 

Pour identifier les fruits et sélectionner seulement ceux correspondant aux critères retenus, le bras est équipé de caméras intelligentes et de capteurs. Et pour préserver l’intégrité de chaque fruit, le bras se termine par un dispositif préhenseur, qui pourrait être constitué de doigts pneumatiques, sachant que cette solution est encore à l’étude.

Le projet Syracus est mené par la start-up Alerion en partenariat avec la coopérative fruitière Vegafruit, spécialiste de la mirabelle de Lorraine. « Syracus est un projet de recherche et développement sur 5 ans, actuellement dans sa première phase qui doit durer deux ans », indique Anne-Sophie Didelot. Pour cette première phase, le projet a été financé à hauteur de 1,5 million d’euros par une subvention du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) via la Région Grand Est et de 500 K€ par Vegafruits. Le projet doit encore durer 4 ans et devra financer une phase 2 pour arriver à son terme. L’objectif est d’aboutir à une version opérationnelle dans les vergers de mirabelles à l’horizon 2028.