Un fabricant de frites néerlandais a vendu des pelures de pomme de terre contaminées par des dioxines à plusieurs élevages en Europe. Mais les autorités sanitaires se montrent rassurantes : les produits destinés à la consommation humaine ne sont pas infectés.
Après l’affaire de la légionellose qui a frappé Mc Cain en France, la dioxine fait parler du leader de la frite surgelée aux Pays-Bas. Ce pays a annoncé avoir fermé 162 fermes d’élevage après une contamination à la dioxine d’aliments pour animaux. Le lendemain, Bruxelles a déclenché son système d’alerte communautaire : la Belgique et l’Allemagne avec respectivement neuf et quatre exploitations affectées par la contamination ont nécessité son intervention. À l’origine de la contamination, une entreprise de fabrication de frites appartenant au canadien Mc Cain. Ses sous-produits – les pelures de pomme de terre – sont employés pour l’alimentation d’animaux d’élevage.
Des analyses encourageantes
L’argile, « utilisée pour séparer les pommes de terre de qualité supérieure de celles de qualité inférieure », serait à l’origine du problème, explique la Commission européenne. Cette dernière se montre rassurante sur l’étendue de la contamination qui devrait être rapidement circonscrite. Les analyses en cours sont encourageantes, indique l’un de ses porte- parole.
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Les produits destinés à l’alimentation humaine fabriqués par l’entreprise néerlandaise ne sont pas infectés. Malgré tout, les services sanitaires poursuivent leurs recherches pour retrouver l’ensemble des industriels en Europe utilisant la même argile en provenance d’Allemagne, que l’unité de fabrication incriminée aux Pays-Bas.