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Edito Alerte orange

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La crise du maraîchage breton a été d'abord provoquée par un afflux considérable de production dans une période courte. Une période marquée aussi par une consommation en panne. Raison principale : le soleil de fin août-début septembre, qui a poussé la production bretonne et ralenti la consommation de légumes d'automne. Cette crise, brutale, révèle deux choses. D'une part, la fragilité de certains marchés qui peuvent être sujets au moindre déséquilibre. Lorsqu'on parlait de volatilité des marchés, on évoquait surtout les grandes cultures et les aléas du commerce mondial. Mais cette volatilité s'applique finalement davantage à ces petites productions, en réduction structurelle, à la production et à la consommation concentrée sur quelques semaines.

L'autre enseignement concerne les aléas climatiques. La chaleur du mois de septembre peut-elle être mise sur le compte du réchauffement climatique ? Il faut être expert pour en être sûr. Mais ce type de situation a sans doute de fortes chances de se reproduire sous l'impact de ces changements de climat.

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Ces deux facteurs signifient que des crises de cette nature, imprévues, brutales, qu'on ne voit pas venir, centrées sur une production ou deux, sur une région ou deux, risquent de se reproduire. Il est urgent de mettre en place des outils de régulation. On connaît le profil des productions qui y seront les plus sensibles. Peut-être faut-il mettre en place, préventivement, comme pour la météo, des « alertes orange » appliquées à ces domaines. Car ce qu'on ne paie pas avant, on le paie après.