Une société d’analyse financière parisienne alerte les investisseurs sur les retombées négatives que pourrait avoir le débat sur l’obésité pour le secteur agroalimentaire. Formulation des produits, procès pour incitation à la surconsommation de produits riches en graisses, sel ou sucre… Les entreprises font face à un véritable défi d’image qui pourrait se traduire dans les bilans.
Le débat sur l’obésité a un coût : la reformulation des produits sans accroissement des marges. C’est le défi auquel sont confrontées les industries agroalimentaires, un secteur « bouc émissaire » qui va devoir défendre son image. Telle est la conclusion d’une étude présentée le 16 septembre par Crédit agricole Chevreux. Cette filiale de la banque verte travaille essentiellement pour des fonds de pension anglo-saxons. Elle alerte ses clients sur un risque économique montant pour le secteur. D’autant qu’au risque de perte d’image de certaines marques s’ajoute celui, juridique, d’être poursuivi par des consommateurs pour avoir favoriser des comportements à risque, dans leur communication.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Conséquences équilibrées
Mais toutes les entreprises ne sont pas menacées de façon identique. En première ligne, Cadbury-Schweppes devrait être confronté « tôt ou tard à des difficultés liées à la monté de l’obésité que ce soit en terme de vente ou en terme d’image ». A l’inverse, c’est bien connu, Danone. Toutefois, si le débat présente une opportunité pour le groupe, il doit « contrôler sa communication pour ne pas détruire la crédibilité de sa marque ». En d’autres termes, ne pas abuser de l’argument santé. En position médiane, le cabinet d’expert pointe Unilever et Nestlé. La gamme de produits très diversifiée devrait leur permettre d’équilibrer les retombées positives et négatives de l’onde provoquée par les campagnes de lutte contre l’excès de poids.