Les produits d’épicerie à base d’algues biologiques, déjà présents en magasins spécialisés sous la marque Seagood, arrivent en grandes surfaces. La start-up lyonnaise prépare une deuxième levée de fonds prévue en 2021, pour accompagner son changement d’échelle.
Algo change de dimension en s’attaquant désormais à la grande distribution. La jeune société, opérationnelle depuis 2018, arrive dans les rayons des grandes surfaces avec une gamme de recettes incorporant des algues : jus de fruits, chips de légumes, barres énergétiques et chocolat. Pour l’occasion, la société, qui jusqu’à présent utilisait la marque Seagood, dédiée à la distribution spécialisée biologique, a décidé de commercialiser cette nouvelle gamme sous le nom d’Algo.
Pour cette nouvelle marque, comme pour la gamme Seagood, la start-up s’appuie sur des partenaires industriels : Entoma pour les barres, Carré de chocolat pour le chocolat ou encore Sibio pour les jus de fruits. Des magasins – E. Leclerc, Intermarché, Super U ou Carrefour Bio – proposent actuellement les produits de la marque Algo, ainsi que des enseignes de la restauration comme Sodexo, Totem ou Captain Marcel. « Nous sommes en discussion actuellement pour être distribués dans les Monop' et les Franprix », précise Kevin Buisson, co-fondateur d’Algo, aux côtés de Benoît Harnois et Jérémy Rodrigues. Depuis ces dernières années, la marque Seagood est parvenue à se faire une place dans cent quatre-vingt magasins biologiques. Au premier chef, des magasins La Vie Claire, dont le siège est basé en région lyonnaise, comme Algo. Un référencement à l’échelle nationale avec cette enseigne est actuellement en discussion. C’est aussi le cas avec le distributeur spécialisé régional L’Eau Vive.
350 000 euros levés en 2019
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Pour son démarrage, Algo s’est d’abord appuyé sur les apports en capital de ses fondateurs, des aides de la BPI et des subventions. Pour lancer ses productions à plus grande échelle, une levée de fonds a été bouclée en septembre 2019 pour un montant de 350 000 euros. « 65 % ont été apportés par des business angels et 35 % par les banques sous forme de prêts », explique Kevin Buisson. Et pour le lancement en grandes surfaces, qui nécessitera de nouvelles ressources financières, Algo réfléchit à organiser une nouvelle levée de fonds, en 2021, pour un montant qui pourrait avoisiner le million d’euros. Les dirigeants prévoient une forte augmentation des ventes : après 80 000 euros en 2019, celles-ci devraient atteindre 200 000 euros en 2020, puis 1 million d’euros en 2021.
Mais l’enjeu n’est pas que financier. Il faut convaincre les grandes surfaces de faire une place dans les rayons pour des produits aux algues encore peu connus. « Il y a un enjeu pédagogique pour le grand public qui ne connaît pas bien les algues et leur propriétés nutritives », selon Kevin Buisson. La société investit d’ailleurs dans la communication sur les réseaux sociaux, ce qui lui permet aussi de mieux cerner les attentes des clients. Elle parie aussi sur les différentes variétés d’algues : algues marines biologiques récoltées dans les Côtes-d’Armor, spiruline et même algues Klamath originaires du lac Upper Klamath, dans l’Oregon.