Dans ses conclusions présentées le 30 avril, la mission flash de l’Assemblée sur la valorisation des algues proliférantes (algues vertes, sargasses) pose les contours d’une « politique complémentaire » aux politiques publiques visant à enrayer l’apparition de ces algues, principalement due aux pollutions agricoles.
Concernant les débouchés, la mission estime que les marchés de l’alimentation et l’amendement des sols à base d’algues sont « à maturité » et « ne demandent qu’à se développer ». En revanche, il conviendrait de lancer des « projets pilote » concernant les débouchés en cosmétique/pharmacie, emballages/construction et production de biogaz, car « la recherche n’est pas toujours aboutie et la rentabilité économique reste à prouver ».
Ensuite, pour que les algues vertes et sargasses soient valorisables il faut les dépolluer des matières dangereuses pour la santé, mais les recherches ne sont pas non plus abouties à ce sujet. En attendant, la mission propose de « renverser la politique fondée sur le ramassage » en récoltant les algues avant leur échouage, car elles sont « plus facilement valorisables quand elles sont fraîches » et moins coûteuses à traiter.
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Cela va de pair avec la mise en place d’une logistique « actuellement embryonnaire » et « qui exige un travail de filière », détaille la mission qui liste les besoins technologiques (drones, images satellites, navires adaptés, main-d’œuvre).
Enfin, la mission alerte aussi sur le préalable « indispensable » de trouver une technique de « stabilisation » des algues une fois récoltées, pour que les industriels puissent disposer d’un stock toute l’année alors que la récolte est saisonnière.