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Aliment du bétail : la cuisson pour limiter les GES

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Leader en France dans le traitement des graines oléagineuses et protéagineuses et la mise en place de filières végétales, la société Valorex (Combourtillé, Ille-et-Vilaine) vient de boucler le programme de recherche Proléval. Démarré en 2015 et labellisé par trois pôles de compétitivité, ce lourd programme de 17 millions d’euros (fonds public-privé) a testé avec l’Inrae en six ans nombre de variétés de féveroles, lupin, pois, soja et d’itinéraires techniques, vérifié les meilleurs paramètres techniques de cuisson pour optimiser les qualités nutritionnelles de l’aliment. L’objectif était de diminuer les émissions de gaz à effet de serre en améliorant les performances zootechniques.

Les résultats sont probants, dit en substance Guillaume Chesneau, directeur recherche et innovation de Valorex (190 000 tonnes d’aliments ou de noyaux extrudés, 85 millions d’euros de chiffre d’affaires), porteur du projet auquel ont participé Terrena et Dijon Céréales. Le programme a démontré qu’un aliment formulé exclusivement avec des matières premières Proléval réduit, en élevage de porcs, les émissions de gaz à effet de serre de 21 % en équivalent CO2 par tonne d’aliment, et de 25 % en éq CO2 par kilo de carcasse. De la même manière, l’empreinte environnementale s’améliore sur les deux ratios de 21 % en volaille chair, et de 15 % en poules pondeuses.

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L’emploi de protéines françaises optimisées par les process Valorex améliore aussi les performances zootechniques en élevage – gain moyen quotidien, indice de consommation, mortalité. Enfin, le développement des cultures de légumineuses en France réduit le besoin en fertilisation azotée. Valorex a déjà commencé à valoriser le résultat de Proléval dans une offre spécifique (Prodival en monogastriques, Tradilin en ruminant). À moyen terme, Valorex ambitionne d’élargir ses partenariats industriels pour atteindre une quinzaine de sites partenaires, en France et en Europe.

-21 % de CO2eq par tonne d’aliment en élevage de porc