La Finlande a fait état, lors du Conseil agricole de l’UE, le 23 mars à Bruxelles, de difficultés d’approvisionnement en aliments protéiques biologiques pour les animaux (pois, fèves, etc.). Elle a proposé, comme possibilités de solutions, l’utilisation accrue de matières premières provenant de produits en conversion vers l’agriculture biologique – obtenus sur l’exploitation ou achetés – ou bien une augmentation des pouvoirs discrétionnaires de l’autorité nationale compétente. En réponse, la Commission européenne a rappelé l’importante flexibilité déjà accordée dans ce domaine, à savoir l’extension de 60 % à 100 % en 2008 de la part de produits en conversion obtenus sur l’exploitation qui peuvent être employés, et s’est opposée à toute augmentation de la part actuelle de 30 % pour les produits en conversion achetés.
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La Commission s’est déclarée toutefois ouverte à l’idée d’étendre aux cultures protéiques le régime des aliments pour animaux en conversion, « dans le but d’aider plus spécifiquement nos producteurs laitiers ». Pas question, en revanche, de relâcher les règles sur la production biologique en donnant plus de pouvoirs aux administrations nationales, a-t-elle averti, estimant par ailleurs que ces questions techniques seraient mieux traitées dans le cadre du Comité permanent de l’agriculture biologique.