Le ministère britannique de l’Agriculture (Defra) et le gouvernement du Pays de Galles ont confirmé le 16 janvier leur intention d’autoriser en Grande-Bretagne l’utilisation de protéines animales transformées dans l’alimentation des porcs et volailles, comme c’est déjà le cas dans l’UE et l’Irlande du Nord. Ils ont prévenu que cette possibilité n’interviendrait qu’avec l’alignement des règles sanitaires et phytosanitaires entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, en passe d’être négocié. Dans leur communiqué conjoint, les administrations européennes et britanniques rendent compte de la consultation publique réalisée en 2025 sur ce projet. Elles notent que beaucoup de répondants ont mentionné l’avantage d’utiliser les protéines animales transformées plutôt que de les exporter, ce qui permet de moins dépendre du soja importé. Elles retiennent aussi que le public demeure sensible aux risques de maladies spongiformes transmissibles, les esprits étant encore marqués par la crise de la vache folle qui avait conduit à interdire les protéines animales. Les syndicats agricoles qui s’expriment dans la presse, envisagent avec prudence la réintroduction. La fédération porcine exige l’adhésion de tous les maillons et des garanties de traçabilité.
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SC