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Alimentation animale : l’enquête antidumping de l’UE sur la valine suit son cours

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Bruxelles poursuit son enquête antidumping à l’encontre des importations de valine, acide aminé utilisé comme complément alimentaire dans la nutrition animale, en provenance de Chine. Dans un règlement d’exécution publié au Journal officiel de l’UE le 17 février, la Commission européenne soumet les produits chinois à enregistrement. Celui-ci prendra fin neuf mois après son entrée en vigueur (le lendemain de sa publication au JO de l’UE). Bruxelles rappelle notamment que cette étape est cruciale « dans l’hypothèse où les conclusions de l’enquête aboutiraient à l’institution de droits antidumping ». En effet, elle précise que cela permettra de percevoir rétroactivement ces sanctions sur les importations enregistrées. L’exécutif européen a décidé d’ouvrir, en décembre, une enquête antidumping à la suite d‘une plainte d’Eurolysine, déposée le 5 novembre. L’entreprise estime que la marge de dumping serait de l’ordre de 65 % et que le niveau d’élimination du préjudice se situerait entre 150 % et 250 % pendant la période allant du 1er juillet 2023 au 30 juin 2024.

Lire aussi : Alimentation animale : les droits antidumping sur la lysine chinoise soulèvent des craintes

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Cette enquête se déroule parallèlement à celle sur les importations chinoises de lysine pour lesquelles l’UE impose déjà des droits antidumping provisoires qui peuvent aller de 58,3 % à 84,8 %. Des investigations qui préoccupent les fabricants d’aliments composés (FEFAC) mais également certains eurodéputés, à l’image de la libérale allemande Christine Singer. À l’occasion du débat sur les relations avec la Chine, le 17 février en commission de l’Agriculture du Parlement européen, celle-ci a indiqué que ces enquêtes (et les droits antidumping) entraînaient « une augmentation inacceptable des coûts de l’alimentation animale » faisant craindre un problème de compétitivité pour le secteur de l’élevage. « Nous allons perdre du terrain face aux pays tiers », estime-t-elle.