Sous l’effet de l’influenza aviaire et de la guerre en Ukraine, « une baisse de 1 à 1,2 million de tonnes en 2022 peut être estimée » en alimentation animale, prévient le Snia dans un communiqué le 8 juin. « Les tendances affichent une baisse de 4 % au début de l’année », rapporte le syndicat, qui a tenu son assemblée générale le 20 mai. Un recul notamment dû à l’influenza aviaire, alors que les volailles consomment 41 % de la production française d’aliments composés. En mai, le Snia et LCA Nutrition animale (coopératives) prévoyaient déjà une baisse de 700 000 tonnes sur l’année 2022 pour les seules volailles.
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En 2021, la production française d’aliments du bétail s’était déjà érodée de 1 %, à 20,6 Mt. D’après le Snia, « la crise en Ukraine est la première cause de tensions dans le secteur », soumis à la flambée des céréales et oléoprotéagineux. Le panier moyen de matières premières utilisées par les fabricants a ainsi explosé de 95 % en 24 mois, et de 30 % depuis la guerre en Ukraine (indice IPAA La Dépêche – Le Petit Meunier). D’où une « augmentation drastique des coûts de production, qui finit par se traduire dans le prix des aliments livrés en élevage », précise François Cholat, reconduit à la présidence du Snia pour deux ans.
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Le Snia « salue » la récente ouverture de la première enveloppe d’aide à l’alimentation animale du Plan de résilience (308,5 M€ pour les éleveurs de France continentale). « Pour les ateliers sous contrat de production ou d’intégration, le dispositif est en cours de finalisation et devrait être publié avant fin juin », espère le Snia. L’aide à l’aliment « était demandée par le secteur [de l’alimentation animale] qui craignait que le contexte économique ne décourage certains éleveurs ».