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Alimentation : épargne élevée et inflation pèsent sur les ventes au détail

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Les ventes du commerce de détail alimentaire restent assez déprimées en France, selon une étude réalisée par Eric Dor, directeur des études économiques à l’Ieseg School of Management (Paris et Lille) publiée le 26 mars. « Le volume des ventes du commerce de détail alimentaire stagne presque en France et restait encore, en janvier 2025, inférieur de 2,7 % à son estimation de janvier 2022 », constate l’auteur qui avance plusieurs facteurs explicatifs. Tout d’abord, un taux d’épargne des ménages qui a fortement augmenté (au 4e trimestre 2024, le taux d’épargne des ménages était de 18,4 % contre 14,9 % au 4e trimestre 2019), restreignant les liquidités disponibles pour des achats du quotidien. Autre explication : la crise inflationniste. « La hausse des prix des produits alimentaires et tabac a été de 21,9 % contre 11,1 % pour les autres biens et services de consommation hors énergie », peut-on lire. Cette baisse des volumes de ventes alimentaires peut sembler paradoxale au premier abord alors que la population française augmente (+0,99 % entre janvier 2022 et janvier 2025) et que le pouvoir d’achat du revenu disponible des ménages a augmenté de 3,2 % en France (entre le 4e trimestre 2021 et le 4e trimestre 2024).

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