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Alimentation : les distributeurs français peinent à promouvoir une alimentation plus saine

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Les distributeurs français ne parviennent pas à promouvoir une alimentation plus saine, révèle une évaluation publiée le 5 février, menée par la fondation mondiale « Initiative pour l’accès à la nutrition » (ATNi). L’étude a analysé les stratégies d’E.Leclerc, Carrefour et Intermarché, qui représentent près de la moitié du marché de la grande distribution alimentaire en France. Premier constat : les promotions privilégient les produits les moins favorables à la santé, avec moins d’un quart de l’espace publicitaire consacré à la promotion d’aliments plus sains, tandis que les produits ultra-transformés (confiseries, snacks, céréales raffinées et plats préparés) dominent les promotions hebdomadaires. L’étude souligne également la mauvaise qualité nutritionnelle des produits de marque propre. « Sur plus de 8 000 produits de marque propre évalués, seuls 25 % obtiennent un Nutri-Score A ou B, tandis que 84 % sont classés comme malsains en raison de leur teneur élevée en graisses, en sucres, en sel et/ou en marqueurs de transformation excessive », précise l’ATNi.

Autre frein identifié : le prix. Chez Carrefour et E. Leclerc, les paniers alimentaires plus sains sont en moyenne 23,5 % plus chers que les paniers moins sains. Face à ces constats, la fondation appelle les distributeurs, les investisseurs et les décideurs politiques à fixer des objectifs clairs pour augmenter les ventes de produits plus sains, à accélérer la reformulation des produits de marque propre afin de réduire leur teneur en sucre, en sel et leurs marqueurs d’ultra-transformation, à promouvoir en priorité les fruits, légumes, céréales complètes et légumineuses, à renforcer l’encadrement du marketing ciblant les enfants et à rendre les aliments sains plus abordables que les aliments défavorables à la santé.

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JJ

Selon l’étude, les promotions privilégient les aliments moins sains