Abonné

Alimentation mondiale : l’Onu appelle à respecter l’agenda 2030

- - 5 min

Dans le cadre du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a demandé aux gouvernements et à toutes les parties prenantes de respecter leurs engagements pour atteindre l’agenda 2030.

Lors du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, qui s’est tenu à New York le 23 septembre, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appelé dans une déclaration, les gouvernements et les partenaires à respecter les engagements qu’ils ont pris pour atteindre les 17 Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030. « Nous n’avons pas besoin de nouveaux objectifs, au contraire il est temps que les gouvernements renouvellent et accélèrent le processus afin de construire un monde où des aliments sains et nutritifs sont disponibles et abordables pour tous », a-t-il souligné, expliquant que la « pandémie de Covid-19 a rendu ce défi beaucoup plus grand ».

Un effort commun

Aujourd’hui, « la malnutrition, la faim et la famine sont le résultat des actions, ou des inactions, de chacun d’entre nous » assure-t-il. Pour corriger le tir, il a appelé la communauté internationale à renforcer les systèmes d’alimentation et de nutrition d’urgence dans les zones touchées par des conflits ou des urgences climatiques et à « investir dans des systèmes d’alerte précoce pour la prévention de la famine ».

Par ailleurs, il a exhorté « les gouvernements et les entreprises à travailler ensemble pour accroître l’accès à des régimes alimentaires sains, notamment en incitant à de nouveaux comportements ».

À cette fin, cinq domaines d’action prioritaires ont émergé du Sommet, visant d’abord à nourrir tous les peuples, à favoriser les solutions fondées sur la nature, à promouvoir des moyens de subsistance équitables, à renforcer la résilience face aux chocs externes ou encore accélérer les moyens de mise en œuvre. Sur ce point, il a indiqué que « nous avons besoin d’actions qui répondent aux demandes des pays, tout en maintenant une appropriation nationale forte et inclusive, en particulier via les peuples autochtones, les femmes et les jeunes. Enfin, des investissements massifs devront être mieux coordonnés par les partenaires mondiaux pour soutenir leur mise en œuvre ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre

Lire aussi : « Systèmes alimentaires : l’UE défend une approche multilatérale en vue du Sommet de l’Onu »

Suite à la détermination des cinq domaines d’action définis par le Secrétaire général des Nations Unies, la FAO a indiqué par la voix de son Directeur général, Qu Dongyu, qu’ « il était temps de transformer cet élan créé par le Sommet en action et de travailler ensemble pour suivre des voies de transformation fondées sur les priorités et les conditions nationales ». Celui-ci a promis de « veiller à ce que les initiatives qui ont émergé soient mises en œuvre au profit de toutes les parties prenantes des systèmes agroalimentaires ».

L’UE et les États-Unis confirment leurs engagements

Tout en appelant le reste du monde à rejoindre l’UE dans la mise en place des ambitions inscrites dans le cadre du Green Deal, le vice-président exécutif de la Commission européenne Frans Timmermans a souligné, à cette même occasion, la nécessité de « préparer les systèmes alimentaires mondiaux à plus de durabilité ». Il a notamment indiqué que « de meilleures pratiques agricoles, des chaînes d’approvisionnement climatiquement neutres et de nouvelles opportunités commerciales grâce à l’agriculture carbone nous aideront à y parvenir ». D’autre part, il a assuré que les engagements pris dans le cadre du code de conduite de l’UE pour des pratiques commerciales et marketing responsables « engendreraient un véritable changement », appelant ainsi toutes les entreprises actives dans la chaîne alimentaire à y souscrire.

De son côté, les États-Unis ont mis en avant les 5 Mrds $ d’investissements prévus et plusieurs mesures qu’ils ont prises pour faire avancer les objectifs d’éradication de la faim et de la malnutrition et de construction de systèmes alimentaires plus durables résilients et inclusifs. Lors de son allocution, Tom Vilsack, secrétaire américain à l’Agriculture, a déclaré qu’il est crucial maintenant d’ « innover afin d’améliorer les systèmes alimentaires en vue de fournir des aliments sûrs, nutritifs, abordables et accessibles à tous, tout en préservant les ressources naturelles et en luttant contre la crise climatique ».

Tous les deux ans, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, convoquera une réunion mondiale de bilan afin d’examiner les progrès accomplis dans la mise en œuvre des résultats de ce processus et ses contributions à la réalisation de l’Agenda 2030.