Les États membres de l’UE auraient préféré que la proposition de règlement sur l’étiquetage des aliments biologiques pour animaux de compagnie soit intégrée au règlement bio adopté en 2018 et entré en vigueur début 2022. Ce texte, que la présidence suédoise du Conseil espère finaliser dans les prochains mois, doit établir des règles harmonisées d’étiquetage spécifiques qui permettront à ces aliments de porter le logo de production biologique de l’UE. Mais les experts agricoles des Vingt-sept craignent qu’en adoptant un second texte dédié à cette question spécifique, la cohérence juridique de l’ensemble de la réglementation bio soit remise en cause. C’est aussi l’avis du service juridique du Conseil présenté le 23 janvier lors de la réunion du Comité spécial agriculture : « La meilleure façon de procéder serait de réviser le règlement actuel », a-t-il souligné.
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Cependant, la Commission européenne craint d’ouvrir la boîte de Pandore et de largement retarder l’adoption du texte. « En rouvrant le règlement bio, nous susciterions l’espoir, dans le secteur, d’apporter d’autres modifications à l’acte de base, qui iraient bien sûr au-delà des aliments pour animaux de compagnie et risqueraient de déclencher de longues discussions. Alors qu’il a déjà fallu quatre ans aux législateurs pour finaliser un compromis », prévient Bruxelles. Malgré quelques réticences, la plupart des États membres devraient donc se ranger derrière cet avis, pour des raisons pragmatiques.