Abonné

Aliments médicamenteux : accord institutionnel pour limiter le recours aux antibiotiques

- - 2 min

Après l’accord trouvé au début du mois sur la nouvelle législation sur les médicaments vétérinaires (1), le Parlement européen et la présidence bulgare du Conseil de l'UE se sont mis d’accord le 19 juin sur le second volet du paquet proposé par la Commission européenne sur ce dossier concernant plus spécifiquement les aliments médicamenteux.

Ce texte prévoit l’interdiction de l’usage d’antibiotiques par ce type d’administration à titre préventif ou comme facteur de croissance.

Ainsi, l’utilisation prophylactique, c’est-à-dire préventive, d’aliments antibiotiques médicamenteux est interdite et l’utilisation métaphylactique (traitement de l’ensemble du groupe d’animaux lorsqu’un animal est infecté) ne sera autorisée que lorsque le risque de propagation de l’infection est jugé élevé et qu’il n’existe pas d’alternative appropriée.

Les ordonnances pour ces aliments médicamenteux contenant des antibiotiques devront toujours être délivrées par un vétérinaire après un examen physique et un diagnostic appropriés.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Conseil de l'UE
Suivi
Suivre
sans antibiotiques
Suivi
Suivre

Le texte charge également la Commission européenne de consulter l’Agence européenne des médicaments pour établir des règles permettant de combler les lacunes existantes dans le domaine.

Le nouveau règlement doit désormais être validé par les États membres et le Parlement européen. Il devrait entrer en application en 2021.

L’association représentant le secteur de la santé animale en Europe, AnimalhealthEurope, s’est félicitée de la finalisation de ces discussions qui vont permettre « une administration plus optimale, efficace et responsable des médicaments par le biais de l’alimentation animale, en soutenant les efforts visant à réduire la résistance aux antibiotiques » et d’assurer une disponibilité immédiate de toutes sortes de produits de santé animale dans toute l’Europe afin d’optimiser la gestion de la santé, tout en contribuant à la durabilité de la production alimentaire.

(1) Voir n° 3648 du 03/06/2018