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Sécurité alimentaire Aliments pour animaux : laisser aux professionnels l’initiative de s’assurer

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Les députés du Parlement de Strasbourg ont adopté en première lecture le projet de la Commission européenne sur l’hygiène des aliments pour animaux. Ils ont assoupli certaines propositions de Bruxelles, notamment celle relative aux garanties financières.

Dioxine, nitrofène, hormone MPA ou antibiotiques… Ces dernières années, les aliments pour animaux ont accumulé les scandales. Et les institutions européennes reconnaissent qu’elles ne parviendront pas à endiguer toutes les dérives. Elles espèrent tout au moins les limiter grâce au règlement sur l’hygiène des denrées alimentaires. Les eurodéputés ont adopté en première lecture le projet de la Commission européenne, notablement assoupli sur les questions de garanties financières qu’elle voulait imposer à tous les opérateurs du secteur.

Initiative volontaire

La mesure risquait d’augmenter de façon notable les coûts des entreprises du secteur. Et ce d’autant plus que le risque n’est pas toujours significatif pour les petites structures, estiment les eurodéputés. Autre problème lié à ce système d’assurance obligatoire : déterminer le risque, la cause et élucider les responsabilités lors des crises alimentaires est un exercice particulièrement complexe, ce qui enlève une certaine pertinence à cette proposition, selon Strasbourg.

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De façon temporaire, donc, les parlementaires européens privilégient un système reposant « provisoirement » sur l’initiative volontaire. Cette solution a l’avantage de laisser aux assureurs le temps d’échafauder des contrats adaptés.