Quelle que soit l’issue des élections allemandes concernant le salaire minimum, le dossier avance dans la filière viande. Tönnies, Vion, Westfleisch et Danish Crown ont présenté un plan d’action commun et veulent ouvrir rapidement des négociations, rapporte Lebensmittelzeitung. Ils doivent pour cela constituer une fédération (abattage découpe et transformation), préalable indispensable à l’ouverture de négociations, rapportait Handelsblatt fin août. Les syndicats, notamment le NGG (Nahrung Genuss Gaststätten) réclament un salaire minimum de 8,50 euros, tandis que les employeurs envisagent plutôt un montant de 7,50 euros, selon le journal économique. Ils affirment également, via la fédération régionale de l’agroalimentaire qui couvre la Basse Saxe, Brême et la Saxe-Anhalt, que l’instauration d’un salaire minimum ne se traduira pas par des augmentations massives. Une manière de dire qu’ils n’abusent pas du travail détaché pour employer des Européens de l’Est à bas coût. L’instauration d’un salaire minimum va dans le sens d’une harmonisation européenne et constituerait un début de réponse à la problématique du dumping social. Mais elle ne résoudra pas pour autant le problème de la compétitivité française. En France, le Smic horaire brut est à 9,43 euros.
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