Les regroupements et alliances de coopératives sont légion ces dernières semaines. Dans le lait, des poids lourds comme Eurial et Glac ont pris conscience qu’ils devaient travailler ensemble   ; dans le lait encore, la confirmation de l’acquisition d’Entremont par Sodiaal est pour bientôt ; en Bretagne, des coopératives polyvalentes forment le premier ensemble breton sous ce statut.
Le mouvement de rapprochement est impressionnant mais est-il suffisant ? Pourquoi n’assiste-t-on pas à des rapprochements avec des groupes d’autres pays d’Europe ? La question du statut n’est pas un problème. On voit bien des gros ensembles sucriers, Tereos, aller investir au Brésil.
On se prend à rêver de voir un plus grand nombre de coopératives franchir les frontières et aller faire l’acquisition de sociétés allemandes, italiennes, belges ou espagnoles. La question est vitale: les clients, les grandes surfaces, sont au moins européennes, si ce n’est mondiales ; les partenaires comme les banques, sont tout aussi internationaux ; le consommateur, lui, voyage et pourrait être tenté de consommer ailleurs comme il consomme en France ; les prix du lait sont européens. S’il ne s’agit évidemment pas de substituer des laits européens à de la collecte française, il peut être diablement intéressant de bien connaître la manière dont les prix des matières premières se forment à l’étranger.
Partout dans le monde, les perspectives de reprise économique suscitent des rapprochements. La valeur des sociétés est obérée par de mauvais résultats antérieurs mais les espoirs de croissance suscitent des acheteurs potentiels. Les coopératives françaises ont raison de se regrouper entre elles. Mais elles devraient aussi regarder au-delà des frontières.

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