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Stratégie Altho veut mettre sa marque Bret’s en avant

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Le fabricant de chips bretonne Altho, challenger sur son marché avec la marque Bret’s, poursuit sa croissance malgré un tassement de son chiffre d’affaires. Son objectif à moyen terme : devenir numéro 2 de la chips en France, et se poser ainsi comme alternative made in France à Lays.

Installé près de Pontivy dans le Morbihan sur un site de plus de 10 hectares, et au Pouzin en Ardèche sur 11 hectares, Altho produit 25 500 tonnes de chips par an. Des chips vendues à 20 % sous la marque Bret’s et 80 % en MDD pour Système U, Carrefour, Auchan, Leclerc, Intermarché, Monoprix et désormais Lidl. En 2017, Altho prévoit de franchir la barre des 100 M€ de chiffre d’affaires. En 2015, le fabricant de chips, référence nationale de la marque de distributeur, avec plus de 50 % de parts de marché affichait un chiffre d’affaires de 95 M€, puis de 96 M€ en 2016. "Notre progression s’est tassée ces dernières années en raison de la pression continue sur les prix pratiquée par la grande distribution", explique Laurent Cavard, directeur général. "En trois ans, nous avons été obligés de baisser nos prix de vente de 11 %", commente-t-il. Une baisse qui se répercute aussitôt sur la marge et qu'Altho cherche à pallier en misant davantage sur sa propre marque. "Notre stratégie désormais est de faire prendre du poids à la marque Bret’s pour en faire la seconde marque du marché, une alternative à l’américaine Lays, explique Laurent Cavard. Notre différence, c’est notre chips originale et française".

Augmenter la production des chips de légumes

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Depuis 1995, Altho s’est ainsi fait une place dans les rayons des supermarchés grâce à sa chips aromatisée. Poulet braisé, chèvre piment d’Espelette, comté, échalote vinaigre balsamique, oignon de Roscoff cheddar… Des chips aux arômes naturels ou AOP qui répondent à une recherche d’authenticité. En 2013, Altho introduit les chips de légumes puis les chips bio dont les croissances sont exponentielles. "Notre prochain projet est d’agrandir la capacité de production des chips de légumes, en passant de 200 tonnes par an aujourd’hui à 800 tonnes", explique Laurent Cavard dont les chips de légumes intéressent l’export. "Pour le bio, nous affichons 50 % de croissance par an tous les ans et produisons aujourd’hui 500 tonnes de chips par an", indique le dirigeant qui connaît les difficultés d’approvisionnement de cette branche. "Les pommes de terre bio sont plus météo-sensibles que les conventionnelles. La variabilité de qualité dans les récoltes est plus grande et nous demande un système de stockage différent. Notre pari est de proposer du bio et du local". Altho s’approvisionne ainsi à 75 % en France grâce à un partenariat auprès de 270 agriculteurs cultivant 1 650 hectares de terres en Bretagne et en Rhône-Alpes. Sur ces deux sites, Altho emploie 305 personnes et a créé 36 nouveaux emplois ces trois dernières années.