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Charcuterie/Investissement André Bazin en plein développement

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Spécialisée dans la production de jambons, charcuterie, viandes cuites et autres salaisons, l’entreprise franc-comtoise André Bazin vient d’investir 9 millions d’euros pour agrandir de 2500 m2 son unité de production de Breuches-les-Luxeuil. Cette extension est dédiée à la fabrication des produits crus. Une capacité de production supplémentaire pour ce groupe issu d’une charcuterie artisanale créée en 1954.

Vingt-troisième entreprise de charcuterie française, André Bazin poursuit une croissance qui va bon train depuis déjà quelques années. Un chiffre d’affaires consolidé de 56 millions d’euros en 2005, de 60 millions en 2006 soit une augmentation de 10 %. C’est loin d’être négligeable comparé au taux de croissance annuel du secteur, scotché aux alentours de 2 %. L’entreprise basée à Breuches-les-Luxeuil, en Haute-Saône, s’est fortement restructurée en 2003 suite au décès de son fondateur, André Bazin. Sous la direction de Philippe Wagner, le p.-d.g., et d’Albert Locatelli, directeur d’usine, tous deux principaux actionnaires de l’entreprise André Bazin, la charcuterie made in Franche-Comté s’est introduite dans toutes les grandes surfaces françaises. Mais pas seulement : « On est un des leaders sur le marché des PAI en France,explique Philippe Wagner, on a la chance de faire de tous les produits à base de viande. » Un positionnement qui vaut à l’entreprise d’exporter également 10 % de sa production, notamment avec les plats cuisinés. L’Allemagne, très exigeante sur la qualité de la charcuterie, est le premier marché à l’export d’André Bazin « Nous sommes dans le haut de gamme en termes de sécurité alimentaire, poursuit Philippe Wagner. C’est un métier de spécialistes pour lequel nous sommes reconnus. Nous exportons également vers l’Italie, l’Espagne et nous cherchons maintenant à exporter vers le marché anglais. » D’où les démarches entreprises par André Bazin pour obtenir la norme IFS qui lui ouvrira les portes des grandes surfaces anglo-saxonnes. Ce devrait être accompli durant le premier semestre de cette année.

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Haute-Saône
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L’apport des salaisons de la drome

Le rachat des Salaisons de la Drôme en 2004 a permis à André Bazin d’ajouter le jambon qualité supérieure aux saucisses de Montbéliard, de Morteau et autres spécialités franc-comtoises. Un axe nouveau et des capacités supplémentaires pour le groupe. Cependant, André Bazin a dû fermer son usine drômoise à l’été 2006, autant pour des raisons de regroupement que pour des raisons de vétusté. Sur les 30 salariés des ex-Salaisons de la Drôme, cinq sont venus s’établir à Breuches, tandis que les 25 autres ont été repris par d’autres entreprises agroalimentaires locales. Le regroupement de tous les sites de production sur un seul site a permis une extension de 2500m2 avec 2 chaînes automatisées qui permettent de traiter 18 000 tonnes de consommables par an. Et 29 emplois ont été créés qui viennent s’ajouter aux 220 existants. Cerise sur le gâteau, la nouvelle unité de production a été inaugurée le 10 novembre dernier par trois ministres. Dominique de Villepin, Dominique Bussereau et Christian Estrosi avaient fait le déplacement. Un joli signe de reconnaissance pour André Bazin.