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Fruits et légumes Angélique Delahaye : la parole des producteurs trop souvent mise en doute

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Si les producteurs de fruits et légumes apprécient l’action de Nicolas Sarkozy pour la mise en place d’un chantier de réduction des coûts du travail salarié, « une vraie avancée », en revanche ils ont à déplorer un « doute permanent » de la parole des producteurs, notamment lorsqu’ils lui exposent les difficultés de leurs relations commerciales. Tel est le « ressenti » qu’exprime la présidente des Producteurs de légumes de France, Angélique Delahaye, sur les quatre années du mandat de Nicolas Sarkozy.

Les producteurs de fruits comme de légumes citent sans hésiter les mesures d’allègement de cotisations sur le travail salarié temporaire comme étant des mesures phares du mandat du président de la République. Ils mentionnent aussi une mesure estampillée « Fillon », d’exonération des heures supplémentaires. Ce dernier dispositif, qui concerne toute l’économie, allège la fiscalité des salariés pour les heures supplémentaires, ainsi que la fiscalité de leurs employeurs.
Pour ce genre de dossiers aux contours nets, clairement délimités, tel celui des allègements de la fiscalité sur le travail salarié, les producteurs, comme Angélique Delahaye et Bruno Dupont, président de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF), émettent un avis favorable sur la présidence de Nicolas Sarkozy. Ils saluent son mérite d’avoir « pris conscience de l’enjeu » des distorsions de concurrence croissantes entre la France et ses partenaires commerciaux.

« Il a fallu créer un observatoire pour qu’on nous croit »

C’est sur les dossiers plus complexes, comme celui du Grenelle, et plus encore celui des relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs, que les producteurs font état de difficultés à se faire comprendre. Angélique Delahaye fait ce constat à propos de l’Observatoire des prix et des marges, qu’il a « fallu créer pour que les gouvernants nous croient quand nous évoquons un problème de déséquilibre » entre fournisseurs et distributeurs dans la formation des prix. « Ce qui me frustre, c’est qu’il existe un doute permanent sur ce que disent les professionnels » de l’agriculture, souligne-t-elle. Dans le même esprit, son homologue pour les fruits, Bruno Dupont, fait remarquer que « les choses ne vont pas aussi loin qu’espéré », notamment parce que « la grande distribution ne joue pas le jeu » et « n’est pas là au moment de fournir les chiffres » à l’observatoire.
Sur le Grenelle de l’environnement, la présidente des Producteurs de légumes de France regrette que « l’on soit allé trop vite, en ne prenant pas le temps d’écouter, puis d’adapter » les nouvelles normes phytosanitaires. Elle note toutefois, à l’instar de son homologue de la FNPF, « une inflexion », autrement dit un assouplissement des dispositions découlant du Grenelle depuis 18 mois, le gouvernement prenant en compte la nécessaire harmonisation européenne de la réglementation phytosanitaire.

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