Dans un projet d’avis sur les animaux issus de nouvelles techniques de sélection génomique (NGT), réalisé à la demande de la Commission européenne, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) n’identifie « aucun nouveau danger potentiel et donc aucun nouveau risque pour les humains, les animaux ou l’environnement ». Une consultation publique a été ouverte le 22 janvier (et jusqu’au 19 mars) sur ce document. L’Efsa estime que les documents d’orientation actuels pour l’évaluation des risques pour l’alimentation humaine et animale et d’autres utilisations agricoles fournissent une bonne base mais qu’ils devront probablement être adaptés pour tenir compte notamment des questions de bien-être animal. L’Efsa souligne que les modifications les plus couramment visées sont « l’augmentation du rendement en viande et en fibres, suivi de la reproduction, du stress biotique, de la production de produits hypoallergéniques, de la couleur, de la qualité du produit te du stress abiotique ». La Commission européenne a proposé en 2023 un projet de règlement sur les plantes issues de NGT – toujours en discussion – qui ne concernait pas les animaux.
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Dans un communiqué du 3 février, l’ONG TestBiotech s’inquiète de cet avis qui ouvre la voie à une déréglementation des animaux génétiquement modifiés dans l’UE. Elle déplore que l’approche de l’Efsa ne reflète pas certaines données qui montrent que les applications du génie génétique chez les animaux sont susceptibles d’entraîner des souffrances animales supplémentaires par rapport à la sélection animale conventionnelle. De plus, TestBiotech dénonce le fait que l’Efsa ait fait appel pour préparer son avis à une experte, Alison L. Van Eenennaam, connue pour avoir déposé plusieurs demandes de brevet sur les animaux NGT (avec l’Université de Californie), ce qui soulève des questions de conflits d’intérêts.