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Produits laitiers frais Année 2011 en demi-teinte pour les produits laitiers frais

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Les fabrications françaises de produits laitiers frais sont demeurées stables en 2011, en raison d’une consommation intérieure peu porteuse, a constaté le Syndicat national des fabricants de produits laitiers frais, lors de son assemblée générale. Le secteur a toutefois pesé pour plus de 5 milliards d’euros en chiffre d’affaires, soit 8% de l’ensemble de l’industrie alimentaires nationale. Il a également connu un fort développement à l’export, en progression de 13,3% à 1 123 millions, dépassant ainsi pour la première fois la barre du milliard.

Les ventes en valeur des produits laitiers vendus dans les hypermarchés, supermarchés et hard discount ont représenté 15 360 millions d’euros, contre 15 105 millions en 2011, dont 16,8% pour le lait liquide et le lait en poudre (49,2% en volume). Les fromages constituent le gros des ventes en valeur avec 43,3% (12,6% en volume) et se situent au niveau de l’an dernier, n’ayant pas bénéficié d’un engouement liée aux régimes minceur « Dukan ». L’ultra-frais (29,1% en valeur et 31,9% en volume) constitue le second poste de dépense des Français et termine l’année en légère baisse de 0,2%, en raison d’un repli au second semestre. Les ventes de crème fraîche (4,7% en volume et 4,3% en valeur) n’ont pas cessé de progresser et terminent l’année sur une hausse de 2,8%. En termes de production, la fabrication française a donné 3 343 millions de tonnes (3 302 en 2011), dont 1 635 millions pour les yaourts et autres laits fermentés (+1,2%), 668 millions pour les fromages frais (-3,3%), 625 millions pour les desserts lactés frais (+0,8%) et 416 pour les crèmes (+10,9%). La bonne nouvelle est venue de l’activité export qui avec 1 123 millions d’euros progresse de 13,3% et permet de dégager un solde largement excédentaire de 691 millions d’euros, face à des importations de 432 millions en hausse de seulement 9,6%. Avec près de la moitié des exportations (507 millions d’euros), les yaourts et laits fermentés représentent le principal moteur des ventes extérieures, suivi des fromages avec 469 millions.

Des défis pour l’avenir
Pour le futur et face à la hausse des prix que les industriels ne peuvent pas toujours répercuter aux consommateurs, les industriels entendent poursuivre leurs efforts pour préserver leurs marges en jouant sur les coûts de production. Cela implique de poursuivre les actions menées pour limiter les frais de transport et les kilomètres parcourus à vide, une action d’autant plus nécessaire que le secteur risque d’être affecté par la mise en place d’une éco-taxe sur le transport. La branche doit également faire face à une inflation forte sur les prix des emballages, de l’eau et de l’énergie. Il lui faut également prendre en compte de plus en plus la fin de vie des emballages. La collaboration avec Eco-emballages pour le recyclage des pots de yaourts en cherche à sensibiliser les industriels et les consommateurs à cet impératif. Un autre défi porte sur les allégations santé des produits laitiers. Syndifrais souhaite associer le message « mangez au moins 3 produits laitiers par jour » à ceux diffusés par le Programme national nutrition santé, car près de 80% des Français n’atteignent pas encore ce seuil de consommation. Le syndicat souhaite rendre obligatoire ce message dans les publicités alimentaires. Une communication en ce sens, destinée aux leaders de l’opinion, sera mise en place. Il s’agit de mettre en avant les qualités nutritionnelles des produits laitiers et combattre des messages négatifs qui pourraient les associer avec le problème de l’obésité.

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