L’industrie européenne de la santé animale (IFAH Europe) a appelé les chefs d’État et de gouvernement du G7, qui devaient se retrouver les 26 et 27 mai à Ise-Shima, au Japon, à envisager une approche « holistique » face à l’antibiorésistance et aux maladies infectieuses, rappelant que celles-ci concernent « non seulement la santé humaine et publique, mais aussi la santé des animaux ».
« Au cours des trois dernières décennies, quelque 75 % des nouvelles maladies infectieuses humaines émergentes étaient de nature zoonotique, c’est-à-dire qu’elles se transfèrent entre les animaux et les humains », souligne IFAH Europe, qui juge importante « une seule approche sanitaire ».
L’antibiorésistance est aussi « une question intersectorielle » où le secteur de la santé animale et celui de la santé humaine « doivent travailler ensemble », insiste l’association professionnelle européenne, qui demande aux dirigeants du G7 de saisir l’occasion de leur sommet au Japon pour « discuter de recommandations et d’actions, et encourager l’innovation » dans la santé humaine et animale.
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« Rencontres importantes » à Paris sous l’égide l’OIE
L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), avec les pays qui en sont membres, « ont une véritable stratégie de lutte contre l’antibiorésistance », a déclaré le 24 mai Monique Eloit, sa directrice générale. La 84e session générale de l’OIE, qui se tenait à Paris du 22 au 27 mai, a été, a-t-elle dit, l’occasion de « rencontres importantes » pour établir cette stratégie « harmonisée et cohérente » : base de données pour collecter les informations dans les pays membres, formation, communication aussi bien envers le grand public que les vétérinaires.