L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) constate, dans son rapport annuel sur la résistance aux antimicrobiens dans les zoonoses publié le 3 mars, « certaines tendances positives dans le secteur animal » européen. « Les résultats positifs obtenus chez les animaux producteurs d’aliments sont encourageants car ils sont le signe d’une amélioration. Toutefois, nous devons étudier plus en détail les raisons de ce changement », souligne Marta Hugas, responsable scientifique à l’Efsa. En effet, au cours de la période 2014-2018, le rapport note que chez les animaux producteurs d’aliments, l’indicateur de synthèse de sensibilité à tous les antimicrobiens a augmenté chez les bactéries E. coli dans un peu moins de 25 % des États membres. « Une évolution positive » pour l’Efsa, car cela signifie que dans ces pays, en cas de besoin, les traitements aux antimicrobiens auraient plus de probabilité de succès. Néanmoins, d’autres signes sont moins encourageants. C’est notamment le cas pour les bactéries Salmonella et Campylobacter qui deviennent de plus en plus résistantes à la ciprofloxacine, notamment chez les volailles. La ciprofloxacine est une fluoroquinolone, une catégorie d’antimicrobiens classés comme étant d’importance critique pour l’homme. Si ces fluoroquinolones perdaient de leur efficacité, l’impact sur la santé humaine pourrait être important, prévient l’Efsa.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.