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Visite Antoine Leccia, directeur général de Jeanjean France/Chine : « Les barrières sont levées »

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Il n’y a pas qu’Alstom, Schneider ou France Télécom ! Lors de sa visite d’Etat en Chine du 8 au 12 octobre, le président de la République avait convié quelques patrons de PME, de l’agroalimentaire notamment, dans sa délégation d’une cinquantaine de chefs d’entreprise. Alain Frydman, président des Cafés Legal, Antoine Leccia directeur de Jeanjean et Frédéric Gervoson, p.-d.g. d’Andros ont eu ce privilège. À peine débarqué de l’avion, le directeur général du groupe Jeanjean nous livre ses premières impressions.

Agra industrie : Être dans la délégation du président de la République en Chine a fait vendre des avions et des rames de métro. Est-ce aussi efficace pour le vin ?

Antoine Leccia : De façon indéniable, c’est un tremplin. Bien sûr, cela n’empêche pas que nous devons faire notre métier pour vendre. Mais être avec Jacques Chirac, en terme d’aura, donne un sérieux coup de pouce. J’ai surtout trouvé un bien meilleur niveau d’écoute de la part des Chinois. Avant, nous avions du mal à entrer en contact avec le principal importateur de vin en Chine. Là, nous avons eu un rendez-vous avec lui en quelques minutes !

A.I. : Avez-vous finalisé des contrats ?

Antoine Leccia : Aujourd’hui, nous avons des offres à faire pour des volumes qui représentent 30 000 à 40 000 hectolitres sur des vins d’entrée de gamme. Ce chiffre peut paraître modeste, mais les Chinois n’importent que 330 000 à 400 000 hectolitres de vin par an. Les Chiliens sont présents avec de gros volumes, ils vendent la qualité ensuite.

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Si ces contrats aboutissent, nous doublerons le volume de vin français exporté en vrac vers la Chine. Pour notre entreprise, de taille modeste, les ventes à l’export progresseraient seulement de 3 à 4 %. Ce n’est qu’un début. Les autorités chinoises ont montré leur volonté de doper le courant d’affaires entre les deux pays. Les barrières sont levées, après c’est le commerce qui décide ! Quoi qu’il en soit, l’accueil en Chine a été extraordinaire et va sûrement créer un appel d’air.

A.I. : Comment fait-on pour être pris dans les bagages du président de la République ?

Antoine Leccia : Franchement, je ne sais pas. Nous sommes un opérateur important de la filière. Notre entreprise est l’une des rares sociétés familiales. Nous avons participé à quelques réunions nationales et nous avons reçu le ministre de l’Agriculture, Hervé Gaymard, il y a quelque temps. Sans doute les vins du Languedoc avaient besoin d’un coup de main. Il était important qu’un représentant des vins soit là.