Abonné

Pétition "Ouvrons la recherche" Appel aux citoyens pour orienter la recherche en agriculture 

- - 3 min

Après la pétition nationale " Sauvons la recherche ", qui n’arrête pas d’accueillir de nouveaux signataires (48 000 signataires au 18 février), une nouvelle pétition plus spécifique à la recherche en agriculture vient d’être lancé par la Fondation " Sciences citoyennes " et intitulée " Ouvrons la recherche ". Cette association a pour objet de « redistribuer les capacités d'expertise et de recherche vers les mouvements citoyens »..

Les cinquante premiers signataires de la pétition « Ouvrons la recherche » invitent " toutes les forces vives du monde scientifique, du monde rural et de la société civile ", à organiser et animer des États généraux de la recherche en vue d’aider à définir de nouvelles politiques de recherche. Ils partent d’un constat : " La course au productivisme exige de chaque producteur qu'il livre toujours plus de produits, de plus en plus standardisés, avec des marges laminées par le coût des intrants et la pression de la grande distribution... Aujourd'hui, une poignée de firmes tentent d’orienter les priorités de la recherche publique et veulent imposer l'emploi d'organismes génétiquement modifiés (OGM) ". Dans ce contexte, ils posent la question : " Nos institutions de recherche remplissent-elles leurs missions, quand elles se focalisent sur l'excellence académique, comme si toute avancée scientifique était porteuse de progrès sans risque, ou quand elles privilégient l'innovation technologique et le vivant breveté, sans évaluer ni dire au service de quels intérêts ? ". Pour eux, " la société civile n'entend plus être laissée à l'écart des choix scientifiques liés à l'avenir de l'agriculture, à l'alimentation et à l’environnement ".

Le rôle des États généraux 

Les États généraux de la recherche, tels que le conçoivent les signataires de la pétition " Ouvrons la recherche ", doivent s’interroger sur la manière de " favoriser des formes d'agricultures locales et diversifiées, qui préservent la biodiversité et les potentialités productives de notre environnement, sans pollution de l'air, des eaux et des sols ". Les États généraux doivent aussi promouvoir une agriculture qui " permet au plus grand nombre de paysans, en France et ailleurs, de vivre de façon digne et autonome ", qui " fournit au plus grand nombre une alimentation saine " tout en entretenant des paysages ruraux agréables à vivre.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

grande distribution
Suivi
Suivre
distribution
Suivi
Suivre

On trouve, parmi les premiers signataires des chercheurs de l’Inra, de l’IRD (Institut de la recherche pour le développement), du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), des professeurs des écoles supérieures en agronomie et en agriculture. Plusieurs agriculteurs se sont aussi engagés, tels que René Louail, agriculteur en Côtes-d’Armor, membre de la Confédération paysanne ; Yves Manguy (Charente), membre de la Coordination nationale pour la défense des semences fermières (CNDSF) ; Guy le Fur, agriculteur dans le Finistère et membre du Conseil économique et social. Plusieurs agriculteurs du Réseau Agriculture Durable ont signé la pétition, comme Denis Gaboriau ou Jacques Morineau (Vendée), ainsi que les agriculteurs qui ont choisi l’agriculture biologique, comme Matthieu Calame (président de l’Itab), François Warlop (Vaucluse) ou Daniel Evain (Essonne) (Fnab).