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Négociations de l’OMC Appel du sommet de l’Apec, mise en garde française

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Les dirigeants du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec), réunis les 8 et 9 septembre à Sydney, ont demandé « en urgence à tous les pays participants au cycle de Doha de renouveler leurs efforts pour parvenir à une issue », selon les conclusions de ce sommet présentées par le premier ministre australien, John Howard . A Genève, une nouvelle session du Comité des négociations agricoles de l’OMC devait se tenir le 14 septembre sous la présidence de Crawford Falconer. En France, le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, a averti le 11 septembre qu’il s’opposerait « fermement à tout accord qui ne servira pas les intérêts de (son) pays ».

Les négociations de l’OMC « doivent repartir sur des bases saines et des objectifs clarifiés », a averti M. Sarkozy qui inaugurait le XXI e salon de l’agriculture Space à Rennes (ouest).

« Je le dis clairement : si l’Europe renonce à défendre son agriculture de production, son alimentation, si elle renonce à protéger la qualité sanitaire et environnementale quand tous les autres se défendent et se protègent, si elle renonce à agir et se contente de subir quand la Chambre des représentants américains vote la continuité des mécanismes actuels de soutien, alors à quoi cela sert-il de construire une politique agricole ? », a demandé le président français.

Le chef de l’Etat a plaidé pour une « réflexion approfondie » au niveau de l’Union européenne et de l’OMC sur l’avenir de ces discussions. « Il est difficile de continuer comme si de rien n’était », a-t-il dit, ajoutant : « Je ne veux plus que l’Europe fasse preuve de naïveté. Je pense que l’on ne peut plus continuer à imposer à nos entreprises agricoles le dumping environnemental, le dumping social, le dumping fiscal et le dumping monétaire ».

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« Un pas gigantesque » de la France, selon le patronat brésilien

Le patronat brésilien a néanmoins considéré que les nouvelles orientations françaises pour la Pac également exprimées par M. Sarkozy le 11 septembre à Rennes Voir même numéro ouvrent la voie à des progrès dans les négociations du cycle de Doha. Thomas Zanotto, directeur adjoint des relations internationales et du commerce extérieur de la fédération patronale FIESP, a estimé le 12 septembre à Sao Paulo que M. Sarkozy avait exprimé un « changement de position de la France fondamental pour parvenir à un accord équilibré » à l’OMC.

« La France était l’un des principaux obstacles dans les négociations agricoles, c’est un pas gigantesque », a-t-il dit à la presse, à l’occasion d’une visite de sénateurs français.

Selon M. Zanotto, le président français a « bouleversé tout le scénario des négociations commerciales ».