De nombreux États membres (Autriche, Pologne, Slovénie, Slovaquie, France, Roumanie, Belgique, Luxembourg, Finlande…) ont apporté leur appui, lors du Conseil agricole de l’UE le 12 juin à Luxembourg, à un appel de l’Allemagne et de la Hongrie à signer, en marge de la prochaine réunion des ministres, le 17 juillet, une « Déclaration européenne sur le soja » qui préconise le lancement d’« initiatives de soutien locales, régionales, nationales et européennes pour le développement d’un approvisionnement durable en protéines largement acceptées par les marchés de consommation » (1). Le texte plaide notamment pour la promotion de soja et produits du soja non-OGM ainsi que pour la mise en œuvre de « systèmes transparents d’étiquetage du produit basés sur des normes de production certifiées telles que Danube Soya et Europe Soya ».
L’Allemagne et la Hongrie rappellent que, entre 2013 et 2015, l’UE a importé en moyenne l’équivalent de 36,1 millions de tonnes de graines de soja par an, soit une forte dépendance qui rend son agriculture « vulnérable ».
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Dans de larges zones de l’UE, le blé, le maïs, le colza et le tournesol sont produits dans le cadre de « systèmes de culture simple qui manquent de diversité », soulignent également les deux États membres. « Y inclure les légumineuses renforce l’économie locale » et « améliore l’auto-suffisance locale et régionale en protéines ».
(1) Voir n° 3599 du 12/06/17