Les principaux membres de l'OMC plaident pour l'application rapide de l'accord de Bali. Mais, selon le directeur général de l'organisation, il va falloir aussi passer à la prochaine étape des négociations et aborder les sujets « les plus délicats ».
VINGT-DEUX ministres de pays membres de l'OMC, réunis le 25 janvier à Davos (Suisse) en marge du Forum économique mondial, ont demandé l'application la plus rapide possible de l'accord trouvé en décembre à Bali. Selon eux, il faut « profiter de l'élan positif » créé en Indonésie et « appliquer rapidement au cours des prochains mois les décisions adoptées ». Celles-ci portent sur la « facilitation des échanges » ainsi que, dans le domaine agricole, sur une dérogation « provisoire » pour la constitution de stocks dans les pays en développement à des fins de sécurité alimentaire et sur la gestion des quotas tarifaires d'importation (1). Devant la presse, le directeur général de l'OMC, Roberto Azevêdo, a, bien entendu, salué cet accord, mais il a aussi prévenu que, lors de la prochaine étape de négociations, « il est plus que probable que soient mis sur la table les sujets les plus délicats », comme les aides à l'agriculture.
« Un plan de travail pour conclure le cycle de Doha »
« Nous avons la possibilité de faire qu'en 2014 le cycle de Doha soit remis sur les rails. Ce ne sera pas facile, mais c'est réalisable. J'espère qu'ensemble nous pourrons faire fond sur le succès de Bali et saisir la possibilité qui nous est ainsi offerte », a réaffirmé le directeur général de l'OMC, dans un discours prononcé le 28 janvier à Bangalore, en Inde.
« Notre première tâche est de mettre en application ce qui nous avons convenu à Bali, en particulier l'accord sur la facilitation des échanges », a-t-il précisé dans son premier blog sur le Huffington Post. « Mais, en parallèle, comme l'ont demandé les ministres, nous devons définir un plan de travail pour conclure le cycle de Doha. Ces sont les grands défis qui nous attendent en 2014 ».
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(1) Voir n° 3426 du 16/12/13
QUATORZE membres de l'OMC, dont l'UE, les États-Unis, la Chine et le Japon, se sont engagés, le 24 janvier en marge du Forum économique mondial de Davos, à lancer des négociations dans le cadre de l'organisation mondiale sur la libéralisation des échanges des produits dits verts. Il s'agit de biens jugés utiles pour permettre un développement durable, dans les domaines de la gestion des déchets et des énergies renouvelables notamment.
Les discussions seront basées sur une liste de 54 produits verts établie par l'Apec, le Forum de coopération économique pour l'Asie-Pacifique. Elles seront axées dans un premier temps sur les produits, mais les membres de l'OMC à l'origine de l'initiative espèrent mettre en place un accord qui progressera et évoluera en fonction des besoins futurs, pour permettre le démantèlement d'autres obstacles au commerce des biens et services verts.