Après avoir voulu peser sur la réforme de la Pac, opération qu’il a partiellement réussie, le Parlement européen poursuit maintenant son offensive sur les finances de l’UE. Ce n’est pas l’agriculture qui est en cause, le tribut qu’elle doit payer à la rigueur budgétaire étant d’ores et déjà comptabilisé : baisse de 13 % de la dotation des paiements directs et mesures de marché et de 18 % de celle du développement rural en 2020 par rapport à 2013 (à prix constants 2011). Avec à la clef une réduction du niveau des aides du premier pilier dès 2013 pour ne pas dépasser le plafond annuel des dépenses, fixé par le cadre financier 2014-2020. C’est justement cette programmation pluriannuelle – et donc, entre autres, le financement de la réforme de la Pac – que les députés prennent en otage. Pour eux, pas question de donner leur aval si l’UE entame la période 2014-2020 en déficit, c’est-à-dire sans apurer ses arriérés de 2013. Et, bien entendu, les États membres se font prier. D’où cette guéguerre budgétaire qui a, tout de même, des fondements sérieux. Les Vingt-huit et le Parlement européen viennent en effet – dernier épisode en date – d’accepter en urgence un supplément imprévu de 2,7 milliards d’euros demandé par la Commission européenne qui, sinon, n’aurait plus pu honorer ses engagements à partir de la mi-novembre. Un « shutdown » européen a ainsi été évité...
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