Si Olmix met l'accent sur un des trois domaines d'application des extraits d'algues, à savoir l'élevage sans antibiotiques, il poursuit également ses recherches vers les marchés futurs dans la nutrition humaine.
Olmix, société bretonne spécialisée dans les extraits d'algues, voit son développement futur dans l'alimentation humaine. Les vingt ans de la société ont fourni l'occasion à son p.-d.g., Hervé Balusson, le 14 septembre, de dessiner les lignes de sa stratégie.
L'ÉLEVAGE SANS ANTIBIOTIQUES, UN BOULEVARD POUR OLMIX
La société bretonne, qui a pris une part de 30% de l'abatteur de poulet Tilly-Sabco, a présenté en juillet à Morlaix une expérience menéeavec une dizaine d'éleveurs bretons : 500 000 poulets élevés sans antibiotiques, avec des ingrédients aux algues. La problématique du « sans antibiotique » prend corps rapidement. Déjà, le 27 mars dernier, le président Obama a lancé un plan fédéral américain pour « combattre l'antibiorésistance », plan qui fixe des objectifs ambitieux aux éleveurs pour 2020. De leur côté, les élevages chinois continuent de consommer 100 000 tonnes d'antibiotiques par an, a précisé Thomas Pavie, directeur de la division « santé » de Breizh Algae, fonds d'investissement qui a pour vocation de bâtir une filière autour des algues.
À LONG TERME, L'ALIMENTATION HUMAINE
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La priorité accordée à l'élevage (95% de l'activité d'Olmix, et 85% à l'export) n'empêche pas la société de réfléchir à l'application des algues à la nutrition humaine : solutions organoleptiques naturelles, composés nutritionnels aux bénéfices santé prouvés dus à la grande diversité des algues. Olmix a démarré en juin dernier sa première étude clinique dans le domaine des troubles du système nerveux central.
Cette multiplicité des utilisations n'est pourtant pas terminée. « Les algues n'ont toujours pas révélé leur plein potentiel », a fait remarquer Hervé Demais, conseiller scientifique d'Olmix. Il faudra bien augmenter le prélèvement de la matière première. Aujourd'hui, le gisement provient d'algues collectées. Demain, si le débouché s'élargit, il faudra en cultiver. Pour l'heure, Olmix valorise 5 000 tonnes d'algues fraîches dans son usine de Bréhan (Morbihan). L'objectif est de valoriser 15 000 tonnes en 2017.
Dans les opérations de transformation, la totalité des algues est valorisée. La fraction qu'Olmix envisageait au départ de méthaniser trouve finalement une valorisation plus intéressante : l'alimentation des crevettes.