Affectée par l’épizootie d’influenza aviaire en 2022, la production française de pintades devrait augmenter en 2023 de 7,5 % (sur un an), a annoncé le CIP (interprofession) le 28 septembre. « Un redémarrage un peu timide », a commenté son président Jean-Louis Zwick lors d’une conférence de presse. Sur les sept premiers mois, les mises en place progressent de 2 % par rapport à 2022. Mais elles restent largement inférieures au niveau de 2019 (-23 %) ; les aviculteurs français avaient alors mis en place 29 millions de pintades. L’année dernière, seules 22 millions avaient été mises en place, l’influenza ayant touché des élevages de reproducteurs. Quant à la consommation, elle a été fortement ralentie par l’inflation et le manque de disponibilité dû à la maladie (achats des ménages en baisse de 13,4 % en 2022, puis de 14,5 % pour les sept premiers mois de 2023).
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Traditionnellement très orientée vers la RHD, « la pintade n’a pas retrouvé place dans les restaurants après le Covid », regrette Jean-Louis Zwick. Ce débouché ne représente plus que 30 % des ventes sur le marché intérieur, contre plus de 50 % en 2019. Premier producteur mondial de pintades, avec 85 % des volumes, l’Hexagone exporte un cinquième de sa production. Pour conquérir de nouveaux clients, la filière relance une nouvelle campagne de communication de trois ans financée par l’UE. D’après une enquête CSA pour le CIP (1), 32 % des répondants ne consomment pas de pintades, et ce pour trois raisons : 45 % n’y pensent pas, 25 % n’en trouvent pas, et 22 % ne savent pas la cuisiner. Cette campagne cible les professionnels et le grand public dans quatre pays : France, Belgique, Allemagne et Pays-Bas.