Le spécialiste de la salade traiteur Pierre Martinet peut être satisfait de son dernier exercice. Son chiffre d’affaires s’est établi à 107 millions d’euros l’année dernière, en augmentation de 2 % en valeur et de 5 % en volume. L’entreprise peut donc se permettre d’avoir des projets pour 2009 : notamment plusieurs innovations, trois millions d’investissement dans son outil industriel, et une possible ouverture de son capital.
« Notre entreprise ne connaît pas la crise », se réjouit Pierre Martinet, p.d-g de l’entreprise éponyme. En effet, ce spécialiste de la salade traiteur a vu son chiffre d’affaires s’établir à 107 millions d’euros en 2008, soit une hausse de 2 % en valeur et de 5 % en volume. Cette entreprise représente un quart du marché des salades traiteurs (devant Bonduelle qui en représente 11 %) : 42 000 tonnes (sur un marché de 170 000 dont les MDD détiennent 37 %), auxquelles s’ajoutent 6000 tonnes de pâtes salées et 5500 tonnes de charcuterie. Les produits de Pierre Martinet sont présents à 95 % en GMS et à 5 % en RHD et chez les grossistes. La marque propre de l’entreprise, qui représente 70 % de son chiffre d’affaires, est connue par 83 % des Français. Son taux de pénétration est le plus élevé du marché : 19,7 % contre 17,8 % pour Bonduelle. Pierre Martinet s’en sort donc très bien dans cette conjoncture difficile. La marque bénéficie de son positionnement : la croissance du marché de la salade traiteur a ralenti ces dernières années mais se poursuit, avec une hausse de 1,1 % en volume et de 2,2 % en valeur l’année dernière.
Innover et investir
Pour poursuivre sa croissance, Pierre Martinet innove cette année. « Nous innovons sur les piliers du marché », annonce le p.d-g de l’entreprise. Les nouveaux produits (méli mélo carotte courgette, salade de Boulghour aux légumes du soleil, salade méditerranéenne au fromage de brebis) sont en phase de référencement dans l’ensemble de la GMS. Sur les trois premiers mois 2009, les ventes du groupe ont augmenté de 2 %. L’objectif est de continuer sur cette tendance sur toute l’année. Pour cela, outre ses innovations, l’entreprise compte notamment sur ses prix. « Notre outil industriel très performant nous permet d’avoir de bons prix », se réjouit Pierre Martinet, dont l’entreprise investira 3 millions d’euros en 2009 (contre 6 millions d’euros en 2008) pour une extension du conditionnement sur ses sites de la Selle-sur-le-Bied et Saint-Quentin-Fallavier. Pierre Martinet compte également sur le succès de la campagne de publicité qui va commencer à la télévision (300 spots publicitaires dont 100 en prime time) et qui le met en scène avec sa fille Selin. Pierre Martinet a du potentiel de croissance, notamment sur le segment des crudités, sur lequel les ventes de l’entreprise ont progressé de 7,4 % l’an passé.
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Augmenter son capital
Par ailleurs, Pierre Martinet pourrait augmenter son capital cette année. Le p.d-g, qui a acquis en juillet 2007 les parts d’Unigrains et de Banexi dans le capital de son entreprise, est ouvert aux propositions. « Je suis à l’écoute des propositions pour augmenter le capital de l’entreprise. Mon but n’est pas de continuer à détenir 95 % du capital », affirme-t-il. Son entreprise a des projets à l’international notamment au Brésil, où Pierre Martinet détient une usine. « Nous allons rebondir d’une autre manière là-bas », explique-t-il, sans en dire plus.