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Après une campagne historique, Blue Whale doit faire face à la hausse des coûts

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Si la saison 2020-2021 a été très bonne, la campagne 2021-2022 s’annonce plus difficile pour Blue Whale, le groupement commercial de producteurs de pommes (et quelques autres fruits : poire, kiwi et raisin) basé à Montauban (Tarn-et-Garonne).

« À 310 M€, nous avons réalisé notre plus haut chiffre d’affaires lors de la campagne 2020-2021 », se félicite Christophe Belloc, président de Blue Whale, qui rassemble quinze coopératives et 5 500 ha de vergers. L’arboriculteur explique ces résultats par la coïncidence de récoltes (270 000 tonnes) de qualité et de volumes européens en recul. « Nous avons pu valoriser nos pommes sur le marché du frais, notamment les produits à haute valeur ajoutée comme la Pink Lady ou les pommes bio, mais également auprès des industriels », indique le président.

La campagne suivante s’annonce hélas plus difficile. « Les récoltes 2021 restent correctes en volume, mais le froid du printemps dernier a engendré beaucoup de petits calibres. Sur ce segment, la concurrence internationale est forte », affirme Christophe Belloc.

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Nouvelles normes et hausse des coûts

Aux problèmes liés à la production, de nouvelles difficultés viennent amputer le chiffre d’affaires potentiel du groupement, notamment la nouvelle réglementation sur l’emballage entrée en vigueur au 1er janvier. « Nous n’avons plus droit aux emballages en plastique, or le coût du carton a augmenté de 15 à 30 % selon les fournisseurs », déplore Christophe Belloc. La même loi est venue interdire les stickers non compostables. « Désormais, nous devons apposer sur nos pommes des stickers qui coûtent 30 à 40 % plus cher que ceux que nous utilisions auparavant. » Sans oublier la flambée des cours des matières premières qui a généré une hausse de 30 % du prix des palettes en bois. Pour couronner le tout, l’impact de la crise sanitaire se fait encore sentir. « Le mouvement de marchandises sur le marché international est encore très désorganisé ! La disponibilité des conteneurs est aléatoire et leur prix a augmenté de 40 % », témoigne le président du groupement.

Certes, la distribution joue le jeu et accepte une légère hausse des prix sur le marché national, mais le marché mondial reste impitoyable. « Nous ne pouvons pas augmenter nos prix, car nous sommes en concurrence avec des pays qui ne sont pas soumis aux mêmes règles », rappelle Christophe Belloc. Le président affirme toutefois rester serein grâce à l’image qualitative dont bénéficie la production française à l’étranger.

« Le coût du carton a augmenté de 15 à 30 %, selon les fournisseurs »