L’ONG végane L214 a dénoncé le 30 novembre, images à l’appui, les conditions d’élevage et d’abattage des truites élevées en pisciculture. Selon elle, les poissons élevés en bassins “sont particulièrement sensibles aux maladies et souffrent de stress, d'agressions et de blessures. La surpopulation conduit à une mauvaise qualité de l'eau et à un manque d'oxygène chronique pour les poissons, qui respirent avec difficulté".
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Selon le groupe Aqualande, basé dans les Landes (détenu à 50% par la coopérative Les Aquaculteurs Landais et à 50% par Labeyrie Fine Foods), "les images sont trompeuses car les poissons se regroupent en bancs. Nos poissons ont l'espace nécessaire pour être en bonne santé et se développer normalement". Pour Stéphane Dargelas, directeur commercial, marketing et communication, "il y a un faible pourcentage de mortalité en pisciculture, moins de 2%, ce qui est inférieur à la mortalité en milieu naturel." L'association met également en avant "la triploïdie qui entraîne la stérilité des truites", "résultat d'une modification génétique". Aqualande a rappelé dans un communiqué que "la triploïdie n'est pas une modification génétique", pratique interdite en France. Quant aux hormones utilisées, il s'agit d'"aider les géniteurs à reproduire", précise Stéphane Dargelas. Concernant l'abattage des truites, elles sont asphyxiées dans du dioxyde de carbone, une pratique "douloureuse", selon L214. "C'est une anesthésie, les poissons s'endorment lentement", a répondu Aqualande.