Le Parlement argentin a infligé un camouflet à la présidente Cristina Kirchner le 17 juillet, en rejetant son projet de loi visant à taxer davantage les exportations alimentaires. Le soja, dont l’Argentine est le premier exportateur mondial de farine et d’huile, était particulièrement visé et devait à lui seul générer 11 milliards de dollars de taxes.
Alors que les parlementaires ne parvenaient pas à se départager, le vote du vice-président, Julio Cobos, a été décisif. M. Cobos, passé de fait dans l’opposition, a invité la présidente à adresser un autre projet devant le Parlement. Au lendemain de ce rejet, le gouvernement argentin a annoncé qu’il abandonnait définitivement son intention d’augmenter les impôts sur les exportations de matières premières.
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Mme Kirchner avait fait de ce texte de loi une priorité, en soulignant que les milliards de dollars récoltés étaient destinés aux plus pauvres. Les firmes agro-alimentaires et les grands producteurs agricoles s’étaient fermement opposés à cette loi, allant jusqu’à paralyser la distribution alimentaire pendant 128 jours.