La décision du conseil d’Etat prise le 11 décembre d’abroger dans les deux mois l’arrêté de commercialisation de l’échalote en France est considérée comme « une mauvaise nouvelle » par Pierre Bihan-Poudec, président de la section nationale échalote. Deux maisons semencières avaient attaqué l’arrêté français de 1990 devant la cour de justice européenne, au motif qu’il interdisait à leurs variétés d’être commercialisées en France. L’échalote française s’obtient par multiplication végétative, celle des Hollandais, mais cultivée en France également, par semis. « Je regrette que le conseil d’Etat n’ait pas suffisamment pris en compte les tests gustatifs que nous avons réalisés à leur demande », poursuit Pierre Bihan-Poudec, également président de la SicaSaint-Pol (Saint-Pol de Léon, Finistère). Il espère qu’un nouvel arrêté de commercialisation précisera clairement les différences entre les deux bulbes. Car le risque est grand de voir demain tous les petits oignons s’appeler échalotes, poursuit-il en substance. La France produit 40 000 tonnes d’échalotes dont 35 000 proviennent de Bretagne (800 producteurs).
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