Le groupe de volailles vendéen Arrivé étudie actuellement l’ouverture de son capital, pour continuer à se développer, soutenir sa marque Maître Coq en priorité, et avoir plus de moyens financiers pour communiquer. Selon certaines sources, Arrivé, qui a beaucoup investi ces dernières années, serait en fait à vendre. LDC pourrait être sur les rangs.
Arrivé, numéro 4 de la volaille, qui détient notamment les marques Saint-Sever et Maître Coq a annoncé qu’il étudiait l’ouverture de son capital à un partenaire industriel. « Nous souhaitons ouvrir notre capital pour pouvoir renforcer notre stratégie de produits élaborés, notre marque Maître Coq en GMS, et notre communication », explique Danièle Arrivé-Griffin, en charge de la communication et de la stratégie du groupe. « Maître Coq a un fort potentiel de développement. Nous aimerions trouver un partenaire dont le savoir faire soit complémentaire au nôtre pour pouvoir réaliser des synergies industrielles. L’aspect humain, l’avenir du personnel sont également très importants », précise-t-elle. Pour le moment, Arrivé est détenu à 35 % par Jacques Arrivé et sa famille (qui détiennent la majorité des droits de vote), à 36 % par Unigrains, à 28 % par CIAB (Coopérative interdépartementale des aviculteurs du bocage), et à 1 % par Sofipar (Société de financement et de participations pour le développement de l’agriculture). Selon certaines sources, Arrivé serait en fait à vendre et plusieurs industriels seraient sur les rangs. L’hypothèse LDC paraît crédible : le groupe sarthois, numéro 1 du secteur, est très actif ces derniers temps, et souhaite continuer à s’étendre Cf Agra alimentation n°2057 du 12 mars 2009, p18 et n°2050 du 29 janvier 2009, p17. Et le numéro 3, Gastronome, filiale de Terrena, serait également intéressée.
Une année honorable
Le groupe intéresse plusieurs industriels, car il a beaucoup d’atouts et s’en sort bien malgré la conjoncture. En 2007, son résultat net consolidé était bénéficiaire à 2,7 millions d’euros, contre une perte de 6,421 millions l’année précédente due à la grippe aviaire. L’an passé, Arrivé a réalisé un chiffre d’affaires de 577 millions d’euros, soit une croissance de 7 %. « Compte tenu de la hausse du prix des matières premières et de la crise économique, notre année fut honorable », indique Danièle Arrivé-Griffin. L’entreprise a vendu pour 428 millions d’euros de volailles, dont 132 millions en volailles élaborées. « Nous produisons 27 000 tonnes de volailles élaborées actuellement et voudrions atteindre rapidement 30 000 tonnes », indique Danièle Arrivé-Griffin. Cette année, le groupe souhaite avant tout accentuer sa présence en GMS, qui représente 67 % de son activité pour le moment. La marque Maître Coq a représenté 34 % du marché du snacking de volaille l’année dernière. L’activité nutrition animale a réalisé quant à elle un chiffre d’affaires de 149 millions d’euros.
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Davantage communiquer
Arrivé a beaucoup investi ces dernières années pour assurer son développement : 60 millions d’euros en cinq ans pour de nouveaux procédés, la sécurité sanitaire et la modernisation de ses usines. Arrivé détient 11 usines dans l’Ouest, le Sud-Ouest et le Centre-Est de la France et emploie un total de 2945 collaborateurs. Le groupe souhaite continuer à se développer, mais également accentuer sa communication. Avec son prochain partenaire, Arrivé voudrait investir 3 ou 4 millions d’euros par an dans ce domaine (contre 1,5 M EUR à 2 M EUR actuellement), pour soutenir sa marque Maître Coq. Cette année, Arrivé prévoit trois vagues de campagne de publicité avec notamment des spots en prime time. Concernant l’export, qui représente 9 % de son activité, l’entreprise est moins ambitieuse. Ses produits se trouvent principalement en France, en Belgique, en Allemagne, et en Suisse. « Les marchés de volailles à l’étranger sont très différents du marché français, il est donc difficile de s’y implanter. Il n’y a par exemple pas d’équivalents à notre poulet fermier. L’export n’est donc pas une priorité pour nous », note Danièle Arrivé-Griffin.