Possédant onze sites industriels dédiés à la volaille et à la nutrition animale, le groupe Arrivé se lance dans un important programme d’investissement d’un montant de 50 millions d’euros étalé sur trois ans. Objectif : développer le pet-food, augmenter les capacités de production des aliments pour bovins, améliorer le process de ses abattoirs, moderniser ses outils en volaille et développer la production des produits élaborés à base de volaille. En 2007, le groupe Arrivé a réalisé un chiffre d’affaires en volaille de 411 millions d’euros, contre 372 M EUR un an plus tôt, dont 125 M en produits élaborés de volaille. Au global, le chiffre d’affaires du groupe a atteint 539 M EUR, en hausse de 17 %. L’une des ambitions d’Arrivé reste d’enregistrer une part de 10 % de ses ventes à l’export d’ici les trois prochaines années, contre 7 % actuellement.
Après la crise de la grippe aviaire en 2006 et malgré la hausse des matières premières, le groupe Arrivé a enregistré des « résultats positifs » sur son exercice 2007 grâce à un effet de base favorable et à la répercussion sur ses prix de vente de la hausse du prix des matières premières. En 2007, le groupe a dû passer des augmentations de tarifs de 15% sur les volailles classiques et de 3 % sur les produits élaborés. « En 2007, nous avons réussi à répercuter la hausse des matières premières sur nos prix de ventes. Mais sur 2008, l’augmentation des coûts de l’énergie et des emballages vient s’ajouter. Pour maintenir des résultats positifs, de nouvelles hausses de tarifs seront nécessaires », explique Jacques Arrivé, directeur général du groupe éponyme. Si le groupe prévoit des hausses de tarifs moindres sur les volailles classiques, elles seront du même ordre sur les produits élaborés de volaille.
Arrivé veut financer un important programme d’investissement de 50 millions d’euros sur trois ans «grâce à sa capacité d’autofinancement». Outre le développement de ses produits pet-food et de ses aliments pour bovins, le groupe va investir dans l’amélioration du process des abattoirs des Fermiers landais ainsi que dans celui situé aux Essarts, en Vendée. Il va installer un nouveau ressuage plus performant comprenant un nouveau quai de chargement afin d’automatiser le ramassage des volailles. L’outil des Essarts va ainsi être modernisé afin d’augmenter de 20 % la production actuelle de 400 000 volailles standards par semaine. « L’objectif reste surtout de donner davantage de valeur à la viande pour l’incorporer dans des produits élaborés », précise Jacques Arrivé.
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17 M pour les produits élaborés
Sur ses deux usines basées à Chavagnes-en-Paillers et à Sainte-Hermine, également en Vendée, dédiées aux produits élaborés, Arrivé veut atteindre une production de 30 000 tonnes à l’horizon 2010, contre 26 000 actuellement. C’est, au total, 17 millions d’euros qui seront consacrés à ses produits élaborés. Le groupe vendéen va reconfigurer son outil pour dédier des lignes à ses produits cuits et à ses spécialités saisonnières crues (farcis, marinés, brochettes…) et augmenter ses capacités de congélation de produits farcis ainsi que ses volumes de cuisson. « Même si les derniers chiffres montrent un fléchissement de la consommation, les produits élaborés à base de volailles restent un marché en croissance et permettent de créer de la valeur », note le directeur général. En 2007, malgré « une mauvaise saison estivale sur les produits saisonniers » dont les volumes ont baissé de 27 %, le groupe Arrivé a enregistré une progression de 7 % de ses volumes commercialisés en produits élaborés, pour un chiffre d’affaires de 125 M EUR, en augmentation de 6,8 %. Autre relais de croissance pour le groupe : l’export. S’il réalise, à l’heure actuelle, 7% de ses ventes à l’export, Arrivé ambitionne de porter cette part à 10% à l’horizon 2010, comme l’indique Jacques Arrivé dans un entretien accordé à Agra alimentation. Il réfléchit également à l’idée d’implanter une usine à l’étranger.