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Paille Arvalis et l’Onidol publient des références sur l’offre de biomasse

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Arvalis, l’institut technique des céréaliers, et l’Onidol, l’interprofession oléagineuse, commencent à publier des références sur l’offre française de biomasse agricole pour les futures industries utilisatrices (amidonneries, huileries, distilleries de biocarburants). C’est ce qu’ils ont montré lors d’une conférence de presse le 25 juin, révélant une évaluation du volume de paille disponible en France.

Arvalis et l’Onidol ont commencé à publier, le 25 juin lors d’une conférence de presse, leurs travaux communs dans le cadre d’un GIE sur les quantités, qualités, rendements de la biomasse cellulosique (pailles, sorgho, fétuque, luzerne, miscanthus et switchgrass) destinée à l’énergie, la chimie ou la papeterie.
Savoir où est le combustible ou la matière première
Établir une cartographie des pailles et de toutes les plantes dédiées à la production de biomasse cellulosique permettra aux coopératives céréalières de savoir quoi produire, et aux industriels de savoir où est le combustible ou la matière première. Une information d’autant plus nécessaire que les considérations logistiques vont devenir déterminantes. En effet, a expliqué Jacques Siret, président de l’Onidol, autant le transport du grain n’est pas un facteur limitant, autant transporter de la paille ou des plantes entières nécessite une connaissance détaillée des quantités et qualités aux futures usines utilisatrices, qui cherchent à remplacer le pétrole et à améliorer leurs bilans de CO2 : amidonneries, huileries, sucreries, distilleries de biocarburants de deuxième génération.
Paille : 3 millions de tonnes disponibles
Les deux organismes ont livré plusieurs résultats, à commencer par l’estimation de la paille disponible en France : 3 millions de tonnes. C’est ce qui reste de la production française de paille, qui est de 28 à 29 millions de tonnes, déduction faite des « restitutions agronomiques » (pour le maintien indispensable de la matière organique dans le sol, soit 12,5 millions de tonnes), et une fois prélevées les quantités nécessaires à l’élevage (12,7 millions de tonnes), a précisé Claude Jacquin, ingénieur chez Arvalis.
Le GIE a maintenant comme projet d’établir une cartographie des gisements de la biomasse agricole et de la biomasse forestière, à l’échelle départementale pour la France entière.

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