À l’occasion d’une conférence de presse le 2 avril, l’AOP Asperges de France a indiqué que, malgré les fortes intempéries du début d’année, le potentiel de récolte sur 2026 devrait être équivalent à celui de l’an passé, soit 27 000 tonnes de produits. Les producteurs français ont quand même été longtemps inquiets : « De fortes pluies – 500 mm en moins de 70 jours dans les Landes, des épisodes de gel à -10°c- et, pour finir, la tempête Nils – nous ont fait craindre le pire », reconnaît Christophe Paillaugue, président de l’AOP et producteur dans les Landes. Ces intempéries ont entraîné un retard dans le buttage : seulement deux tiers des surfaces l’étaient en janvier. La situation s’est améliorée depuis, grâce à de belles températures au mois de mars. Le léger retard dans la commercialisation a finalement été rattrapé avec une période de Pâques précoce, moment important dans les ventes d’asperges.
Les producteurs demeurent donc confiants pour la saison 2026, même s’ils regrettent le prix de l’asperge en grande distribution : « Nous vendons entre 7 et 8 € le kilo en moyenne et il n’est pas rare de retrouver l’asperge, à deux, voire trois fois plus cher sur les étals », regrette Christophe Paillaugue. L’asperge blanche hexagonale compose avec la présence forte de l’asperge verte d’Espagne (70 % de sa production, contre 5 % pour la France). Si les producteurs français mettent en avant les qualités de leur produit en vert (turion plus gros, donc plus tendre, fraîcheur), ils reconnaissent que les coûts de main-d’œuvre limitent son développement. L’AOP représente environ 30 % de la production d’asperges françaises, soit entre 6 000 et 7 000 tonnes produites chaque année par 150 producteurs, mais elle regroupe 90 % de la production organisée.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
PG