La crise financière n’a pas seulement nécessité des mesures pour que l’ensemble des entreprises ne perdent pas le concours de leurs banques. Dans le secteur agroalimentaire, il a fallu aussi veiller à la pérennité des dispositifs d’assurance-crédit. C’est pourquoi l’Ania a créé avec Groupama une cellule de médiation pour prévenir des difficultés majeures.
La vigilance de l’Ania depuis le début de la crise financière a permis de lui remonter l’importance de maintenir les crédits interentreprises car ceux-ci, en réalité, pèsent pour 75 % dans les crédits totaux, les 25 % restant étant des crédits bancaires. Pour éviter, demain, une multiplication des défaillances et une diminution de la trésorerie des entreprises, il fallait préserver la confiance entre fournisseurs et clients, ce qui a amené le gouvernement à développer une solution de couverture : le «complément d’assurance crédit public» (CAP). Mis en place depuis décembre, ce nouveau dispositif doit permettre aux assureurs crédits de transférer sur la Caisse Centrale de réassurance les risques qu’ils ne voudraient plus couvrir.
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Dans ce cadre l’ANIA a voulu se rapprocher d’un assureur-crédit spécialisé sur le secteur agroalimentaire, non seulement pour mieux comprendre la construction de ce « CAP », mais aussi pour assurer un lien entre les entreprises et l’assurance-crédit. Groupama, 4 ème assureur crédit national avec 30 % de part de marché sur le secteur agroalimentaire, s’est imposé comme un interlocuteur privilégié. La cellule de médiation créée entre l’ANIA et Groupama Assurance Crédit s’est donné pour objectif de répondre aux entreprises qui font face à des difficultés, et ainsi de désengorger les demandes adressées au médiateur du crédit.