Après les dégâts de la sécheresse, vient l’assurance. Tirant les conclusions de la situation de 2011, où les assureurs voyaient affluer des contrats alors que les risques de sécheresse étaient déjà avérés, Groupama a décidé de prendre les devants. C’est au plus tard le 31 décembre 2011 que les agriculteurs devront former leurs contrats multirisques climatiques en indiquant leurs assolements, comprenant les objectifs de rendement et le niveau de franchise retenu. Le rendement indiqué peut se situer jusqu’à 20% au-dessus du niveau historique, explique Stéphane Gin, responsable des assurances agricoles chez Groupama.
La franchise qui est de 25% en général peut être ramenée à 20% ou 15%. En moyenne, indique Stéphane Gin, les prix de l’assurance n’auront pas vraiment varié par rapport à ceux de 2011. Groupama ne mettra pas encore sur le marché une assurance fourrage, faisant toujours de la réassurance publique la condition principale à la commercialisation d’une telle assurance. En 2011, l’assureur aura payé 110 millions d’euros d’indemnité au titre de la sécheresse, à 28 000 clients. Elle gère en général environ 60 000 contrats d’assurance multirisque. Quant au fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA, précédemment FNGCA), il aura versé 241,7 millions d’euros d’indemnités, essentiellement pour des dégâts sur les prairies. Les pertes sur maïs ensilage avaient été revues à la baisse compte tenu des récoltes. Globalement, l’année 2011 aura été une année de sécheresse à contraste : rigoureuse sur certains endroits, elle n’aura pas empêché les rendements moyens d’être bons sur certaines plantes, voire record en colza.
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