La société de capital-risque Astanor va poursuivre ses investissements dans les solutions durables pour l’agriculture, l’alimentation et la santé. Elle a déjà participé aux levées de fonds d’Ynsect et d’Infarm comme lead ou co-lead.
Quelque 270 millions d’euros, c’est le montant du dernier tour de table atteint par la société de capital-risque luxembourgeoise Astanor Ventures pour son fonds d’impact institutionnel Good Harvest Partners I, que vient d’annoncer son dirigeant, Eric Archambeau. Il s’agit « du plus grand fonds d’impact dédié aux start-up tech de l’industrie agroalimentaire au monde », annonce fièrement Astanor dans un communiqué dévoilé le 20 novembre. Son objectif est d’investir en Europe et en Amérique du Nord dans le secteur de l’agroalimentaire, de la prévention de la santé humaine, animale et des sols, un marché évalué par Astanor à 12 000 milliards d’euros. La thèse centrale d’Astanor est « qu’un système alimentaire sain commence par une agriculture durable », rappelle Hendrik Van Asbroeck, associé chez Astanor Ventures.
« Nous recherchons des entrepreneurs passionnés et ambitieux qui comprennent que la production alimentaire a été peu à peu déconnectée du sol et de son microbiome, ce qui a des conséquences désastreuses pour l’environnement et notre capacité à nourrir la population mondiale croissante de manière saine et durable. L’agroalimentaire est désormais l’une des industries les plus néfastes pour la planète et nous devons rapidement trouver des solutions pour faire face à l’urgence climatique. L’ampleur des problèmes auxquels nous sommes confrontés exige que nous adoptions une approche révolutionnaire et non évolutive pour rétablir le lien entre la nature, l’alimentation et l’agriculture » explique Eric Archambeau, associé et co-fondateur d’Astanor aux côtés de George Coelho.
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Les deux hommes ont été à l’origine du lancement de Balderton Capital en Europe et ont été parmi les premiers investisseurs dans Spotify, Betfair, Freenow, LoveFilm, Onfido et Zopa. « Leur associé belge, Hendrik Van Asbroeck, fut le fondateur d’Engie New Ventures, le fonds de capital-risque dédié aux technologies propres du groupe Engie », rappelle Astanor.
Depuis 2017, le fonds a déjà commencé à investir au fil de ses souscriptions, en participant à d’importantes levées de fonds dont certaines lancées récemment. Ainsi, Astanor est au capital du producteur français de protéines d’insectes Ÿnsect, de la société allemande d’agriculture verticale InFarm, de la plateforme de vente en circuit court La Ruche Qui Dit Oui et de l’américain Apeel Sciences, en tant que lead ou co-lead. Au total, une quinzaine d’investissements ont déjà été réalisés par le fonds. Tout récemment, mi-novembre, Astanor a mené la levée de fonds de série B de 14 millions d’euros au capital d’Aphea Bio, une start-up belge spécialisée dans les technologies agricoles, aux côtés des actionnaires actuels V-Bio Ventures, Agri Investment Fund, PMV, Vives Fund, VIB, Qbic II et Gemma Frisius Fund.