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Atelier n°12 (lutte contre l’insécurité alimentaire) : un coup de projecteur sur les projets alimentaires territoriaux

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« Nos travaux soulignent l’importance de s’organiser, de se structurer, de créer des collaborations sur le terrain », explique Christian Pèes, président d’Euralis et représentant des coopératives au sein de l’atelier n°12 visant à « lutter contre l’insécurité alimentaire, s’assurer que chacun puisse avoir accès à une alimentation suffisante et de qualité en France et dans le monde ». Un thème qui donne un coup de projecteur aux projets alimentaires territoriaux, prévus dans la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014. « Le projet alimentaire territorial est un véhicule qui peut être intelligent pour permettre aux intervenants de se rencontrer », juge-t-il.

Des opinions très diverses les animent, ce que reflète l’atelier n°12 : « Autour de la table, il y a des populations assez variées entre ceux qui, très proches du terrain, veulent aborder des problèmes concrets, et d’autres qui remettent en cause le système », selon lui. Quatre ONG – Oxfam France, Action contre la faim, le Secours catholique Caritas France et Agronomes et vétérinaires sans frontières – ont d’ailleurs quitté la réunion du 20 octobre, reprochant notamment aux pouvoirs publics d’y avoir invité la Fondation Avril et la Fondation Crédit agricole, liées à des entreprises jugées « dangereuses pour la sécurité alimentaire mondiale ».

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« Cette journée d’atelier autour de l’aide à l’international pouvait déclencher la polémique, admet Christian Pèes. Mais le débat sur la "vocation exportatrice de l’agriculture française" a été abordé en bonne intelligence, de façon équilibrée, pas dogmatique. » « Tous les participants ont reconnu le besoin d’une réflexion pour réguler le prix des matières premières », ajoute-t-il. Et de souligner plus généralement l’esprit « pragmatique », la place laissée au débat dans cet atelier n°12.