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Atom Food choisit la co-entreprise pour développer Kreisker

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Plutôt que la franchise, la holding Atom Food opte pour la création de co-entreprises avec des duos d’entrepreneurs motivés pour ouvrir et développer sa chaîne de « restaurants de crêpes ».

Après Goulibeur, Le Gaufrier, Bec Sucré, Maison Van Luik et les franchises O’Tacos et Pitaya (qu’ils détiennent pour la Vendée), les créateurs d’Atom Food parient sur un nouveau projet. « Nous avons mis au point le concept de restaurants de crêpes Kreisker, dans lesquels toute la carte tourne autour des crêpes et des galettes mais aussi du cidre et du poiré », explique Tugdual Rabreau, associé avec Olivier Vallée et Alain Garrec au sein de la holding vendéenne Atom Food (10 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019). Plutôt qu’une banale crêperie, Kreisker vise un positionnement haut de gamme en s’appuyant sur un cadre à la décoration raffinée et une carte de restaurant aux recettes exclusives. Le ticket moyen constaté dans le restaurant déjà en activité est de 23 euros.

Pour l’instant, un seul restaurant situé aux Sables d’Olonne a ouvert, confié à un couple prenant en charge la cuisine et le service. « Notre concept repose sur un duo complémentaire, couple ou associés, qui assurent la cuisine, l’accueil des clients et le service en salle, et qui se consacre uniquement à cela », insiste Tugdual Rabreau. De son côté, Atom Food prend entièrement en charge les tâches administratives : recherche du lieu, business plan, fiche de paie, ressources humaines, facturation, etc.

Atom Food reste majoritaire dans chaque restaurant

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D’un point de vue juridique, le duo en charge du restaurant est associé à hauteur de 25 % dans le projet, et peut monter jusqu’à 49 % du capital au fil du temps. « Un duo peut apporter 2 500 euros, soit 25 % de la société d’exploitation dont le capital est de 10 000 euros, le reste étant financé par Atom Food », selon Tugdual Rabreau. Les investissements nécessaires (environ 250 000 euros hors droit au bail) sont financés de leur côté par endettement. « Nous avons choisi cette formule de co-entreprise, plutôt que la franchise, car elle correspond bien à notre goût pour l’entreprenariat », souligne Tugdual Rabreau. Selon les calculs d’Atom Food, un restaurant réalisant un chiffre d’affaires annuel de 500 000 euros peut à terme se revendre pour la même somme, générant au duo un capital de sortie correspondant à 49 % de cette somme.

Pour ce qui est du développement, Atom Food a programmé deux ouvertures en 2021, à La Rochelle et Biarritz. Au total, le réseau devrait compter dix restaurants à la fin 2022 selon les projections d’Atom Food qui recherche des candidats pour implanter sa nouvelle enseigne dans toute la France.