Le vieillissement des infrastructures brésiliennes et le manque de coordination logistique affectent la rentabilité du secteur agricole et entravent le transport de la « moisson du siècle » de maïs. L'Association nationale des exportateurs de céréales estime que les problèmes logistiques feront perdre cette année quatre milliards de dollars (3,1 milliards d'euros) aux producteurs brésiliens de soja et de maïs. La première cause de ce sur-coût est la sous-utilisation du réseau fluvial et du rail, pourtant moins coûteux. Seuls 11% des grains sont charriés par péniche, contre 60% aux États-Unis. Nous n'utilisons que la moitié de nos voies navigables et nous les utilisons très mal, reconnaît Adalberto Tokarski, de l'Association nationale des transports fluviaux. « Des convois de 20 000 tonnes pourraient naviguer sur le fleuve Madeira mais, faute d'un dragage adéquat, ils sont limités à 9 000 tonnes en basses eaux. Les producteurs brésiliens se rabattent donc sur la route pour plus de la moitié de la récolte. Or certaines plaines du riche Mato Grosso se trouvent à 2 000 kilomètres des principaux ports du pays. »
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