Le sprint final est lancé. Les trois États membres qui assureront tour à tour la présidence du Conseil de l’UE d’ici aux élections européennes du printemps 2019, la Bulgarie (actuellement au poste), l’Autriche, puis la Roumanie, vont devoir tenter de boucler l’ensemble des dossiers déjà sur la table ou qui le seront prochainement. Sans quoi il faudra attendre début 2020 pour leur trouver une issue. Et dans le domaine agricole, ils sont nombreux. Parmi les plus récents, la proposition de directive visant à lutter contre les pratiques commerciales déloyales au sein de la chaîne d’approvisionnement alimentaire que vient de présenter la Commission européenne. La Bulgarie va rapidement entamer l’examen technique du texte afin de tenter de parvenir à une position des Vingt-huit sous présidence autrichienne et de l’adopter au printemps 2019. Un programme sensiblement identique est prévu pour une autre proposition : celle visant à accroître la transparence et l’indépendance de l’évaluation scientifique des risques dans le domaine de la sûreté alimentaire. L’objectif sera là aussi de finaliser les discussions avant que les eurodéputés ne partent en campagne électorale. Mais le plus gros morceau sera évidemment la réforme de la Pac, dont les discussions seront elles-mêmes fortement dépendantes des avancées sur le budget pluriannuel de l’UE. Des propositions sur ces deux dossiers sont attendues pour les prochaines semaines. Sur ces questions, l’ambition est d’aboutir à un accord durant l’actuelle législature. Est-ce crédible ?
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